10 défaillances significatives du secteur numérique – 1er Trimestre 2018

Au 1er trimestre 2018, le nombre de défaillances d’entreprise a chuté de 10 %, tous secteurs confondus, par rapport au 1er trimestre de l’année 2017. Une baisse qui, nous l’espérons, sera également constatée tout au long de l’année 2018.

Chaque trimestre, exaegis se penche sur les défaillances des entreprises du secteur du numérique. Pour le 1er trimestre de l’année, on note un total de 309 jugements entre les redressements judiciaires (au nombre de 51), les liquidations judiciaires (153) et les liquidations judiciaires simplifiées (105), soit 83 % de liquidations. On constate donc une légère baisse par rapport au dernier trimestre 2017 où on notait 353 jugements. En revanche, si nous comparons ces données avec celles du 1er trimestre de l’année 2017, nous constatons bien une baisse significative. Le total des défaillances s’élevait en effet à 703 (126 en redressement judiciaire, 306 en liquidation judiciaire et 271 en liquidation judiciaire simplifiée), soit une baisse de 56 % des défaillances dans le secteur du numérique.

Les données brutes sont issues de la base d’informations fournies par notre partenaire Ellisphère.

Ce baromètre est également disponible sur ChannelBP

Voici la sélection du 1er trimestre 2018, basée sur les trois types de jugement synonymes de défaillance. Les critères de sélection portent sur la notoriété, le capital social, les derniers chiffres d’affaires et effectifs communiqués par l’entreprise.

 

BIDUL & CO

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Capital Social : 40 000 €
Chiffre d’affaires 2017 : 501 500 €
Année de création : 2011

Créée en 2011 à Lyon, Bidul & Co propose une gamme de produits pour la sauvegarde et l’échange de données numériques. Son objectif est de proposer des dispositifs de stockage multifonctions, pour le transfert de fichiers entre les ordinateurs et les smartphones/tablettes, sans passer par le cloud computing. Pour Bidul & Co, le cloud computing n’est pas la solution étant donné qu’il n’est pas toujours accessible à cause des mauvaises connexions réseau.

Pour se faire, l’entreprise propose différents accessoires : i-USBKey (Clé USB pour iPhone et iPas) ; M-Wireless (batterie QI et chargeur Qi pour replacer les piles des Magic Mouses) ;  A-USBKey ST : Clé USB OTG pour smartphones et tablettes Android ; S-USBHub : Hub USB 2.0 / 3.0 et lecteur de carte SD/Micro SD pour Surface.

L’entreprise maîtrise à la fois la recherche et le développement des produits (R&D), la fabrication, le marketing, la communication, ainsi que les différents canaux de distribution à la fois en France et à l’étranger.

Les produits Bidul & Co sont disponible sur leur boutique en ligne, ainsi que chez différents revendeurs tels que Boulanger, Darty, La Fnac, Amazon etc.

Depuis mars 2018, la société est en cours de liquidation judiciaire.

 
HOLOSFIND

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Capital Social : 21 152 521 €
Chiffre d’affaires 2016 : 658 629 €
Année de création : 1996

Créée en 1996 à Paris, le groupe Holosfind s’appuie sur deux business models : Referencement.com et Social Retail. Depuis 20 ans, Holosfind apporte des solutions marketing et logicielles à ses clients, afin de leur permettre de maitriser et d’optimiser leur stratégie digitale.

Referencement.com propose une solution de services pour l’acquisition de trafic sur internet (amélioration du référencement des sites SEO, SEA, SEM et SMO, augmentation des ventes et/ou acquisition de leads). L’objectif étant de positionner les sites dans les premières réponses de Google. Social Retail, quant à elle, propose une plateforme de convergence Social Retail pour connecter des rues, des campus et des villes, afin de créer du trafic en points de vente. Cette plateforme permet la planification, l’administration et le contrôle des diffusions de messages vidéo en points de vente, mais également la diffusion de message smartphone, ainsi que la gestion de communications sur les réseaux sociaux.

Les équipes du groupe sont basées à Paris, Londres, Jérusalem et New York. Le groupe compte plusieurs filiales telles que Daooda, ISEOM, Agorad SA, Digital Social Retail, Inc. ou encore Holosgind Software. Depuis 2007, le groupe est côté en bourse sur Euronext et Alternext.

Depuis fin mars 2018, Holosfind est en redressement judiciaire.

 
INFO CLOUD TECHNOLOGY

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Capital Social
 : 220 000 €
Chiffre d’affaires 2015 : 6 165 635 €
Année de création : 2012

Créée en 2012 à Bagnolet (93), Info Cloud Technology assure aussi bien la vente de matériels informatiques que des missions de conseil pour ses clients. La société propose également un ensemble de prestations annexes, ainsi qu’un support technique constitué de techniciens confirmés.

Les produits d’Info Cloud Technology recouvrent différentes offres : une offre de services (mise à disposition d’ingénieurs réseaux, de techniciens assistance aux utilisateurs, de contrats de prestations de service etc.), une offre de maintenance (serveurs et postes de travail, routeurs et switch, onduleurs etc.), une offre de sécurité/télésurveillance (audits et conseils, installations et formations, services de télésurveillance, hotline etc.), une offre de câblage (conseils et préconisations en infrastructure, installation de produits, solutions techniques variées etc.), une offre de réseau (serveurs, routeurs, baies de stockage et de sauvegardes etc.), une offre de matériel (vente de micro-ordinateurs, ordinateurs portables, serveurs et imprimantes), une offre multimédia, hifi, vidéo et électroménager, une offre consommable, une offre papeterie et une offre connectique.

Depuis janvier 2018, la société est en cours de liquidation judiciaire.

 

ORIABEL MEDIAS

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Capital Social : 20 000 €
Chiffre d’affaires : NC.
Année de création : 2016

Créée en 2016 au Havre, Oribel Médias est une société qui conçoit et développe des sites web et des applications mobiles pour les professionnels de la distribution automobile, groupes, concessions, agents ou négociants automobiles, tout en respectant les chartes graphiques des marques automobiles concernées. Pour se faire, l’entreprise regroupe des experts à la fois du web mais aussi de l’automobile.

Pour la mise à jour d’annonces de voitures d’occasion ou neuves, Oribel Médias propose systématiquement la mise en place de passerelles pour le transfert automatisé.

Le 30 novembre 2016 Oriabel Médias a lancé son propre site web : TrouverMonAuto.com.

La société Oriabel Médias bénéficie du soutien de la CCI Seine Estuaire, du Réseau Entreprendre, de la Société Générale et de BPI France.

Mi-mars 2018, un jugement prononce l’ouverture d’une procédure de redressement judiciaire.

 
PROACTECH

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Capital Social : 7 500 €
Chiffre d’affaires : NC.
Année de création : 2007

Implantée à Grenoble, la société Proactech est spécialisée dans le développement et l’intégration de solutions et de contenus de formation en ligne. Créée en 2007 avec l’ambition de devenir un acteur incontournable dans le domaine du e-learning, Proactech s’engage auprès de ses clients dans le développement des talents de leurs collaborateurs à travers des dispositifs de formation en ligne innovants, fédérateurs et aux résultats mesurables. Proactech réunit une équipe de professionnels passionnés en technologies graphiques, multimédia, développement web et ingénierie de formation, pour développer des environnements de formation ludiques, interactifs et collaboratifs.

Leur produit phare intitulé « Proactech e-Learning Academy » comprend plus de 700 heures de formation interactive, axées sur quatre grandes thématiques : management ; communication et développement personnel ; informatique et bureautique ; langues.  Ces contenus de formation sont intégrés dans leur propre plateforme de gestion de l’apprentissage en ligne (LMS).

Proactech e-Learning Academy est également mise à la disposition des clients en mode SaaS (Software as a Service).

Proactech offre un accompagnement personnalisé dans toutes les phases d’un projet e-learning, ainsi que le développement de parcours de formation spécifiques aux métiers de ses clients.

Proactech compte à son actif la réussite de projets de formation de grande ampleur dans plusieurs secteurs au Maroc, en France et à l’international (INWI, AXA, La Bourse de Casablanca, OMPIC, ESCA, Fondation Mohammed VI de l’Education-formation, INRIA, etc.).

Depuis janvier 2018, l’entreprise est en liquidation judiciaire simplifiée.

 
RAPID’SYSTEME

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Capital Social : 6 470 €
Chiffre d’affaires 2015 : 353 213 €
Année de création : 2008

Créée en 2008 à Chatte (38), Rapid’Système est une société de proximité spécialisée dans l’informatique et la téléphonie. Rapid’Système possède un réseau de 3 magasins en Rhône Alpes (Drôme, Isère et Savoie) avec des techniciens qualifiés.

A sa création en 2008, Rapid-Système ne proposait qu’une activité de dépannage auprès des particuliers. En 2011, un premier magasin a ouvert ses portes à Saint Marcellin (Isère), suivi en 2014 par deux nouvelles ouvertures à Saint Paul les Romans et Aix les Bains.

En 2017, l’enseigne propose des services en magasin et à domicile, accessibles à la fois aux particuliers et aux professionnels. Parmi les 800 clients de Rapid’Système, 20 % sont des professionnels (artisans, TPE, PME/PMI).

Au-delà de ses services (réparation informatique, installation informatique, réparation téléphone/smartphone, désinfection, dépannage à domicile, service après-ventes etc.), l’entreprise propose la vente de matériel informatique (ordinateurs fixes et portables, smartphones, tablettes tactiles, accessoires, pièces détachées etc.).

Sur l’année 2015, Rapid’Système réalise un chiffre d’affaires de 353 213 €.

Le total du bilan a augmenté de 20,68 % entre 2014 et 2015.

Début février 2018, un jugement prononce l’ouverture d’une procédure de redressement judiciaire.

 
REASON SYSTEMS

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Capital Social : 7 500 €
Chiffre d’affaires : NC.
Année de création : 2007

Créée en 2007 à Vincennes (94), Reason Systems est une agence web qui propose plusieurs services pour accompagner les différents projets de ses clients.

Au-delà de la conception et du design de plateformes web et mobiles, Reason Systems propose une offre de marketing digital (stratégie, conseil, gestion de projet, gestion et optimisation des leads etc.), ainsi qu’un service informatique pour l’intégration, le développement et la maintenance.

Reason Systems propose un accompagnement personnalisé pour chacun de ses clients et assure le suivi de chacun de ses projets (rapports périodiques avec progressions des métriques, suggestions d’optimisation etc.).

En décembre 2017, la société Reason Systems est placée en redressement judiciaire.

Depuis février 2018, Reason Systems est en cours de liquidation judiciaire.

 
TERRAGRI

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Capital Social : 200 000 €
Chiffre d’affaires : NC.
Année de création : 2009

Créée en 2009 à Gimont (32), Ter­ra­gri est une société édi­trice de logi­ciels « full web », conçue par des professionnels de l’agriculture, pour le monde agricole. Il s’agit donc d’une suite logicielle agricole 100 % web. L’objectif de Terragi est d’offrir à tout agriculteur les meilleurs outils possibles pour le pilotage et la gestion de l’exploitation agricole, en fonction d’objectifs techniques, économiques et réglementaires.

Terrgagi s’installe sur n’importe quel matériel informatique et ne nécessite aucun investissement supplémentaire (fonctionne sur n’importe quel ordinateur ou smartphone).

Ter­ra­gri se décom­pose en dif­fé­rents modules appli­ca­tifs indé­pen­dants et com­plé­men­taires les uns aux autres. Chaque module peut être activé en fonc­tion des objec­tifs recher­chés, qu’ils soient de nature tech­nique, éco­no­mique ou réglementaire. L’ensemble des don­nées est enre­gis­tré et acces­sible campagne par cam­pagne. Chaque module com­prend une fonc­tion d’export pour un éven­tuel retraitement des don­nées sur tableur de type Excel.

Les modules proposés sont les suivants :

– Enregistrement parcellaires (CEP) et import Telepac
– Interventions détaillées et Fiche parcellaire
– Plan prévisionnel de fumure réglementaire (PPF)
– Marges brutes et Stocks approvisionnement
– Matériels et Main d’œuvre
– Marges directes et Seuil de commercialisation

En octobre 2016, la société Terragri est déclarée en redressement judiciaire.

En février 2018, la société est déclarée en liquidation judiciaire.

 
TILD

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Capital Social : 37 500€
Chiffre d’affaires 2016 : 829 596€
Année de création : 2014

Créée en 2014 à Courbevoie (92), Tild est une agence de communication digitale spécialisée dans le secteur d’activité du conseil en systèmes et logiciels informatiques. Tild possède une approche se basant avant tout sur le conseil et propose donc des prestations sur-mesure à ses clients.

Le cœur de métier de cette entreprise est l’assistance technique au niveau de la conception, de la réalisation et de la mise en place de systèmes d’information. Tild offre des services tels que la création Web, Mobile et logicielle, l’UX design, ou encore le conseil stratégique et E-Marketing.

Les clients de Tild sont de grandes, moyennes ou petites organisations provenant du secteur public, privé et caritatif et qui sont à la recherche de solutions efficaces.

Ainsi, l’agence a notamment travaillé sur des projets avec de grands groupes dont Allianz, Mercure Hôtels, Macif, Danone, Générali, ou même Médecins du monde.

Depuis février 2018, Tild est en redressement judiciaire.

 
UNILOM

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Capital Social : 5 000 €
Chiffre d’affaires 2015 : 374 334 €
Année de création : 2010

Créée en 2010 à Coignières (78), Unilom est spécialisée dans les solutions d’affichage dynamique et tactile. Il s’agit donc d’une entreprise de prestations de services dans le domaine de l’événementiel, spécialisée dans la location de matériel informatique sur de courtes durées et dans la digitalisation des stands sur les salons.

Le temps d’un événement, l’entreprise met à disposition des bornes, tables et tablettes tactiles, des bornes IPAD, des tactiles outdoor, des vitrines et des écrans tactiles, destinés à valoriser les produits et services. Elle propose des solutions clés en main en y ajoutant des applications de type catalogue produits interactifs, quizz ou encore jeux concours, pour donner un sens aux outils mis à disposition des visiteurs et ainsi capter leur attention.

Unilom a eu l’occasion de collaborer avec de grands groupes tels que Google, ERDF, l’Oréal, Airbus ou encore le Crédit Agricole.

Sur l’année 2015, l’entreprise réalise un chiffre d’affaires de 374 334 €.

En février 2018, Unilom est déclarée en redressement judiciaire.

 

Analyse d’une défaillance : Login People

Il est des défaillances d’entreprise qui sont parfois retentissantes et qui méritent qu’on s’y intéresse. Login People fait maintenant partie de « ces entreprises qui sont tombées » alors qu’on avait placé en elle de grands espoirs. Comment expliquer un gâchis de 11 millions d’euros, alors que la start-up était très prometteuse ?

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Login People a été placée en redressement judiciaire le 25 mars 2016 par le tribunal de commerce de Grasse pour cessation de paiement. Une période d’observation de six mois lui a été accordée pour trouver un plan de redressement. Celui-ci n’ayant pas abouti, l’entreprise a finalement été placée en liquidation judiciaire le 18 mai 2016. Sur le plan comptable, la situation est simple au regard des informations financières : la société aurait vécu exclusivement sous assistance respiratoire pendant 12 ans, pendant lesquels le capital investi avait atteint 11M€ pour un cash-burning de 2M € annuels. La difficulté principale restait dans la valorisation de ses produits et de son chiffre d’affaires qui n’a pas décollé (87 000 euros en 2013 et 226 000 euros en 2014 pour un effectif de 17 personnes), même si elle a réussi à l’augmenter en 2015 (435 000 euros). La défaillance proviendrait sans doute du non aboutissement de la levée de fonds de 2015. Mais pourquoi n’a-t-elle pas eu le succès espéré ?

Guide exaegis : Comment choisir son prestataire ?

Les 5 dates clés

– 2004 : création de Login People, d’abord sous le nom de MobileGov.

– 2012 : levée de fonds lui permettant d’augmenter son capital de 2,5 millions d’euros par le biais de son actionnaire de référence, Sennac, qui a mis en vente des actions à un prix de à 3,81 euros.

– 2013 : s’introduit sur le marché libre de NYSE Euronext de Paris avec une valorisation de 4,2 millions d’euros. Le montant total levé dans le cadre de l’offre globale représente 2,5 millions d’euros. La capitalisation boursière de la société au jour de l’introduction s’élève à environ 11 millions d’euros.

– 2014 : Microsoft les sélectionne pour les distribuer sur sa plate-forme Azure Marketplace au niveau mondial.

– 2015 : lancement d’une augmentation de capital par émission d’actions de près de 2 millions d’euros pour accélérer son déploiement commercial. En mars, elle parvient à lever 1,5 million d’euros (seulement 75 % du montant initial prévu).

 

Les questions que l’on se pose sur le compte de Login People :

 

Rassemblons les questions qui ont fait débat et qui font sens dans la recherche de facteurs de risques de défaillance.

Pourquoi Microsoft a-t-elle référencé Login People sur sa plate-forme Azure ?

Login People a été référencée sur Microsoft Azur en 2014 et cet événement aurait dû accélérer l’activité de Login People. Cet effet booster n’a pourtant pas eu lieu. Ce constat n’est pas sans rappeler aux dirigeants qui fonctionnent en mode indirect que le référencement chez un grand distributeur est souvent difficile à décrocher. Afficher ce partenariat et faire un communiqué de presse n’est malheureusement pas suffisant pour vendre la solution. Un véritable plan marketing et de pénétration doit être mis en place entre les deux parties, accompagnée d’une véritable stratégie de formation des commerciaux du revendeur sur le produit.

Peut-on l’utiliser avec Dynamics de Microsoft ? Ou sur des ERP comme SAP, Oracle, etc.

La question sous-jacente est l’intégration de la solution avec l’environnement des grands éditeurs. Ce point rejoint le précédent : le fait d’être référencé chez Microsoft Azure ne s’est pas traduit par la mise en place technique de passerelles avec les outils de Microsoft, voire d’autres passerelles vers les outils informatiques déployés par les éditeurs « de masse ».

Quand un produit est révolutionnaire mais qu’il est porté par une entreprise en difficulté, pourquoi n’y-a-t-il pas eu de repreneurs ? »

L’ADN du Numérique a été créée il y a 12 ans. Ce délai est plutôt long pour une startup à la recherche de son marché. Une startup trouve en général sa traction au bout de 3 ans. Ce point a dû diminuer l’appétence des acheteurs. L’entreprise, quel que soit le caractère innovant de sa solution, n’a pas trouvé son marché. Qui plus est, sa cotation sur le marché Euronext complexifie le rachat.

L’Internet des objets (IoT) : un relais de croissance pour Login People ?

L’ADN du Numérique semble particulièrement adaptée à l’Internet des objets et aux objets connectés, ne serait-ce que par son concept (une signature unique pour chaque équipement numérique pour sécuriser les accès aux réseaux… etc.). Serait-il arrivé trop tôt ?

SSL-EUROPA œuvrant également dans le domaine de l’authentification est actuellement en redressement financier : est-ce le signe d’un effet conjoncturel ?

L’authentification et la sécurité bien que faisant l’objet d’une couverture médiatique importante restent une forteresse insensible à l’innovation et aux nouvelles méthodes d’authentification qui sortent du traditionnel « Login / mot de passe ». N’y aurait-il pas là un frein culturel ?

Que restera-t-il de Login People ?

Il en restera notamment trois brevets US et EU, des certifications ANSSI, des partenariats de qualité et des connexions avec l’UGAP. Les facteurs de risque qu’on peut retenir au travers de cette expérience sont le time-to-market (ou comment arriver au bon moment sur le bon marché), le référencement auprès d’une grande enseigne qui n’est que la première étape d’un partenariat clé gagnant-gagnant, et enfin les critères d’acceptation culturels des utilisateurs finaux.

 

Sources :

 

Business Continuity : Préparer une défaillance d’un prestataire « as a service » non anticipée

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Business Case

Secteur d’activité : Back Up as a service

Taille : 10 000 clients, un en cours de 15 M€ à sécuriser

Contexte : une entreprise de « Back up as a service » B2B ayant plus de 10 000 clients entre en procédure de sauvegarde. Cette procédure de sauvegarde conduit à un dépôt de bilan 3 mois plus tard et une liquidation judiciaire. Dans ce scénario, le loueur considère son encours en péril en raison d’un risque d’indivisibilité avéré ou d’une perte importante selon la négociation avec le repreneur.

Notre intervention : préparer une solution alternative de production en cas de liquidation judiciaire durant la procédure de sauvegarde

L’intervention d’exaegis à permis d’inventorier les composants de la solution, comprendre la chaine de production des services et maintenir la propriété intellectuelle. Les prestataires en mesure de reprendre le service ont été identifiés, et la mesure en amont du cout d’exploitation et de maintien de la solution ont permis la reprise au montant de la gestion pour compte définit par le loueur.

Résultats : reprise des encours par un repreneur au montant de la Gestion pour compte contractuelle – maintien total du service

Il n’y a pas eu de rupture de services et le paiement des loyers a été maintenu par les clients. Une fraction minime des clients ont contesté le transfert du service vers le nouveau prestataire, en dépit du maintien du service. Le maintien du service a permis un recouvrement musclé et efficace.

Facteurs clé de Succès :

  1. Expertise métier et marché du Numérique : compréhension du métier du prestataire et de sa chaine de production
  2. Expertise Reverse Ingénierie : construction d’une infrastructure de production
  3. Expertise juridique : maintien de la propriété intellectuelle
  4. Expertise marché du Numérique : contractualisation avec un Prestataire de secours
  5. Intimité et partenariat fort avec le loueur durant la phase de négociation avec le repreneur