Investisseurs, qu’est-ce qui pourrait vous aider à dénicher LA startup ?

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Image article dénicher LA startup

En tant qu’investisseur, vous êtes constamment à la recherche de LA startup à financer. Pour ne pas passer à côté, vous mettez tout en œuvre pour être alerté des meilleurs projets et faites confiance à votre Chargé d’Investissement pour analyser leurs aspects financiers mais est-ce vraiment suffisant ?

Très souvent, une idée nous séduit alors que les bases en elles-mêmes ne sont pas solides et inversement. Alors comment s’assurer que la startup dans laquelle on croit possède bien toutes les garanties pour assurer son succès ? Comme le souligne Alain Ilhe, Coprésident d’Investessor, « Evaluer  le  potentiel  d’une  startup  est  souvent  hasardeux,  notamment  pour  les  plus innovantes d’entre elles ».

Pour vous aider dans vos démarches de sélection de startups et vous donner un regard complémentaire, n’hésitez pas à les faire évaluer par des tiers. De nombreux outils existent comme la plateforme RateAndGo.co.

exaegis travaille depuis 7 ans à identifier les facteurs clés de succès opérationnels des entreprises du numérique.

RateAndGo by exaegis est une plateforme de notation gratuite pour les startups du secteur du numérique.

Contrairement à votre expertise, qui va davantage se baser sur l’analyse marché, les freins à l’entrée, le business plan et le business model avec un aspect très financier, l’approche de RateAndGo permet d’analyser la maturité opérationnelle des startups. Elle permet donc de vérifier si les bases ont bien été posées et si les fondements du projet sont solides sur le plan du développement de l’entreprise (son ADN même).

Les témoignages des startups ci-dessous illustrent ces bénéfices :

« L’expérience a été vraiment positive pour Civocracy car la pertinence du questionnaire nous a permis de cibler les domaines dans lesquels la Startup peut gagner en structure. Les questions englobent l’ensemble des grands axes de travail d’une Startup et permet également de mesurer les acquis et les marges de progression. »
Madeline Le Botlan, Chargée de Projet chez Civocracy.org

« Les questions détaillées et approfondies permettent d’obtenir un bilan de qualité. RateAndGo permet également de mettre en lumière ses points faibles afin d’y réfléchir et de les améliorer »
François Laplace, Chargé de missions « partenariats » chez SuretéGlobale.org

« La  synthèse des  réponses dans le passeport est très bien faite et  pertinente. C’est très bien car très orienté Investisseurs avec un modèle canevas très bien pensé »
Grégory Plassard, Directeur associé développement commercial chez Enjoy Your Business 

Alors comment obtenir la notation RateAndGo d’une startup ?
Pour obtenir leur notation, les startups doivent se connecter à la plateforme rateandgo.co (également disponible en anglais pour les startups internationales sur rateandgo.co/en), remplir un questionnaire d’une cinquantaine de questions et enregistrer 3 vidéos en ligne.

Après chaque notation, un passeport synthétisant les points forts et les points faibles de la startup est édité. Ce passeport est remis gratuitement à la startup évaluée, ainsi qu’à l’investisseur prescripteur engagé* à l’origine de la demande de notation.

RateAndGo permet, en apportant un système de notation identique à toutes les sociétés notées, un référentiel et un benchmark de votre portefeuille de startup : vous pouvez les étalonner les unes par rapport aux autres, d’autant que la notation est suivie dans le temps.

Pour Jean-François Lambert, Président de Cèdre Participation, « L’introduction d’une notation par une agence dans un processus d’instruction et d’investissement est très pertinente. La notation RateAndGo permet à l’équipe d’instruction d’obtenir des informations complémentaires lors des analyses et investigations ».

Pour obtenir gratuitement un spécimen du passeport RateAndGo, cliquez-ici.

Comment fonctionne la notation RateAndGo ?
L’ensemble des questions du questionnaire RateAndGo portent principalement sur la faisabilité de la construction des perspectives financières de la startup, son business model, son marché, sa réalisation, ses menaces, le comportement et la qualité des membres de l’équipe et sur le pilotage du projet, et sont recensées au travers de 50 points d’intérêt. Plusieurs documents sont également à fournir comme le business model, l’analyse de marché, le plan de reprise, le comité de pilotage etc. Concernant les vidéos, il est demandé au porteur du projet d’expliquer et de présenter brièvement, et en moins de 5 minutes par vidéos, le business plan, l’équipe et le pitch de la startup.

Une fois complétées et enregistrées, les données sont traitées par un puissant algorithme, qui varie selon le stade de développement, et analysées par un consultant RateAndGo, afin d’attribuer à la startup une notation sur 100.

Si la startup obtient une note supérieure ou égale à 60, c’est qu’elle est estimée comme étant fiable, mature et promise à un grand avenir. Nous vous recommanderons donc fortement de vous pencher sérieusement sur son projet.

En revanche, si elle obtient une note inférieure à 60 la prudence est de rigueur. Il lui sera recommandé de travailler sur ses points faibles, identifiés dans le passeport, et de retenter sa notation dans 3 mois.

La notation et le passeport RateAndGo vous permettront donc d’obtenir un premier avis objectif sur la startup et de détecter rapidement ses forces et faiblesses mais comment faire pour approfondir votre analyse ?

Comment approfondir la démarche RateAndGo ?
Pour approfondir votre démarche, aller plus loin dans votre analyse et obtenir de précieuses informations complémentaires sur une startup, il est recommandé d’acquérir son rapport détaillé.

Le rapport détaillé RateAndGo regroupe toutes les informations sur l’évaluation de la startup. Les 50 points d’attention, notés de 1 à 5, sont résumés dans ce document très complet, issu des réponses de la startup  et de l’analyse du consultant. Il permet également d’accéder aux 3 vidéos enregistrées en ligne par le porteur du projet et de consulter les documents transmis. L’analyse de ce rapport vous permettra donc de détecter très rapidement les points où vous allez pouvoir la challenger.

Pour savoir en quoi les vidéos RateAndGo représentent un atout indispensable, cliquez-ici.

Le prix public de ce rapport est de moins de 500 €. Pour l’obtenir, vous aurez la possibilité de réaliser votre paiement par chèque ou par virement bancaire. Il sera également très prochainement possible de l’acquérir par CB, directement depuis le site rateandgo.co. Des formules d’abonnement sont également disponibles.

Pour obtenir gratuitement un spécimen du rapport détaillé RateAndGo, cliquez-ici.

Pour plus d’informations ou pour acheter le rapport détaillé d’une startup notée RateAndGo, cliquez-ici.

La notation RateAndGo constitue donc une aide précieuse et complémentaire pour vous aider à dénicher LA Startup. Si vous avez le moindre doute sur une startup, si vous souhaitez conforter votre impression et votre analyse ou si vous souhaitez obtenir l’avis d’un tiers sur les fondements de son projet, n’hésitez pas à demander son évaluation sur la plateforme !

Pour demander la notation d’une startup par RateAndGo, cliquez-ici.

Pour devenir prescripteur engagé*, cliquez-ici.

*Pour recevoir gratuitement le passeport d’une startup, vous devez être « prescripteur engagé ». Cela signifie que vous vous engagez à nous envoyer les coordonnées de 10 startups par mois, afin que nous réalisions leur notation RateAndGo. Si vous n’êtes pas prescripteur engagé mais que vous souhaitez obtenir le passeport d’une startup notée RateAndGo, vous devrez acheter le rapport détaillé.

Le dessous des cartes : le label icoTRUXT

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Logo icoTRUXT 1Fondée sur la conviction que le comportement opérationnel d’une entreprise forme sa réussite économique et financière, exaegis est le partenaire des opérateurs financiers, fonds d’investissement et grands comptes depuis sa création en 2012. Ses différents services permettent à des PME d’accéder à des financements ou à des marchés avec de grandes entreprises, ce même en l’absence de surface financière suffisante, voire dans le cas de startups qui n’ont pas atteint le seuil de rentabilité.

Pour les PME de plus de 3 ans, l’obtention du sésame passe par un exercice de notation agrégeant un audit sur site (notation opérationnelle) et une analyse financière. Cette notation, en cas d’éligibilité, peut délivrer le label TRUXT.

Pour les startups, la notation mesure la perspective financière et la capacité d’exécution du projet. L’analyse financière des bilans n’étant bien sûr pas adéquate à ce type de structure, exaegis s’appuie sur une évaluation du business model et sur une évaluation de sa bonne transposition dans un business plan financier,  étayé par des hypothèses associées à des mesures opérationnelles. Cette évaluation est complétée par une analyse de l’exécution du projet : les personnes, le delivery, la gestion des menaces récurrentes. Ces deux axes forment la notation StarTRUXT.

Cette notation peut être accompagnée d’une garantie opérationnelle, dont l’objectif est de maintenir le service en cas de défaillance du prestataire de service. Présent sur le marché du financement des startups, c’est donc tout naturellement que exaegis s’est intéressé au phénomène des ICO, qui reste une forme de financement non dilutif.

Après une phase d’observation du phénomène, le label icoTRUXT s’est récemment matérialisé pour apporter un avis tiers aux ICO.

L’émergence d’un nouveau modèle de notation
Les clients de ce label sont potentiellement toutes les personnes qui ont du mal à discerner les bons projets de ceux qui sont problématiques, douteux, voire des arnaques ; en premier lieu les ICO ADVISORS, qui s’exposent médiatiquement à soutenir un projet et ne peuvent hypothéquer leurs images en contreparties de quelques slides de présentation du projet. L’advisor voudra savoir (i) si le projet est exécuté par une équipe digne de confiance, (ii) si le projet présente une véritable valeur pour l’écosystème blockchain et les éventuels investisseurs, (iii) si le projet est concrétisable dans un futur proche, (iv) et enfin si la gouvernance de la startup est correctement en place.

Pas une boule de cristal mais un outil d’analyse
A l’instar du label StarTRUXT qui n’est pas un détecteur à licorne, le label icoTRUXT ne vise pas à déterminer si l’idée sous-jacente du projet constitue « l’idée du siècle ». L’objectif de StarTRUXT est de déterminer si la promesse de la startup est accompagnée d’un plan de financement à la hauteur des moyens à déployer pour atteindre les objectifs (ou décider de pivoter), et si elle réunit une équipe de pilotage qui a mis toutes les chances de réussite de son côté, parce qu’elle déploie les meilleures pratiques de management d’affaires, en phase avec son stade de développement.

ICOTRUXT = STARTRUXT + ICO FAIRLYNESS & BLOCKCHAIN COMPLIANCE

Les ICO restent des opérations d’investissement risquées pour les investisseurs (nous devrions plutôt parler de « clients »), et icoTRUXT vise à écarter le pire et à mettre en avant le meilleur. Le terrain médiatique est empreint d’une forte passion au sein de l’écosystème lié aux montants records annoncés des ICO, aux passifs de ICO faussées et au vide réglementaire en place. exaegis a donc décidé de compléter le label StarTRUXT avec deux chapitres d’analyse concernant la confiance de l’opération ICO et la conformité du service avec les principes de la blockchain.

La confiance dans le projet ICO balaie un certain nombre de points que nous pouvons lister ici de manière à lever le voile sur les points d’attention (l’algorithme de notation associé est protégé) :  (i) l’ICO « Transparency » ou la transparence affichée par la startup sur les investisseurs et la problématique du KYC; (ii) le « Token Usage » ou  la nécessité pour atteindre l’objectif du projet de mettre en place la technologie blockchain; (iii) le « Token funds » ou la cohérence entre la communication de la startup  sur la délivrance des tokens avec en première attention, l’audit du smart contract, (iv) le timing de lancement du smart contract et de fin d’ICO, (v) la nature des investissements Fiat vs. crypto monnaies uniquement ; (vi) l’ « exchange » ou la possibilité donnée d’échanger le token et sur quelle plateforme ; (vii) le « token distribution » ou la cohérence entre la roadmap projet et la distribution prévue des tokens (whitepaper) et ancrée dans le smart-contrat ; (viii) le « token interaction » ou la validité dans le business model de la startup du service échangé contre l’acquisition de token, (ix) l’« adivsor board » ou la représentativité des advisior, leur profil, leurs expériences, leur légitimité, (x) le « code quality » ou la qualité du code mesurée au travers du processus de fabrication du code et des moyens de contrôle déployées (analyse statique, peer too peer reading, complexité et dépendance), (xi). Le « Whitepaper » est également abordé sur le prisme de sa complétude, sa cohérence avec le business plan et le smart contract.

Tous ces points sont évalués et pondérés selon des critères qui seront affinés au fil de l’expérience acquise et des opérations via les procédures exaegis de back-testing réguliers. Ces évaluations permettent de donner une note sur 100 baptisée « FAIRLYNESS », qui est ensuite positionnée sur une jauge à 4 cadrans « SCAM / UNFAIR / FAIR / TRUSTY ».

La conformité avec les principes Blockchain est abordée (i) par le prisme de l’architecture de la solution utilisée : (ii) l’usage de blockchain publique ou privée, (iii) le nombre de nodes, en particulier. A ceci s’ajoute les principes fondateurs : (i) la sécurité, (ii) la scalabilité, (iii) l’interopérabilité, (iv) les performances (v) et la capacité, qui sont par ailleurs évalués dans le cadre des chapitres gestion des menaces du label StarTRUXT.

Ces évaluations permettent de donner une note sur 100 baptisée « BLOCK COMPLIANCE », qui est ensuite positionnée sur une jauge à 3 cadrans « LOW / MEDIUM / HIGH ».

Grille notation icoTRUXT


Les erreurs d’appréciation à éviter

Ne pas confondre le risque financier avec le cours du token post ICO

Le financial risk donne une évaluation quantifiée de la qualité de la description du BUSINESS MODEL et de sa cohérence avec le Business Plan financier.  Cette thématique est à décorréler de l’appréciation « ICO FAIRLYNESS ». En aucun cas, ce chapitre forme une prévision à court terme du cours du token, mais vise à apporter des éléments d’appréciation de l’opération ICO en tant que telle…

De grosses irrégularités sont visibles et pourtant l’ICO est jugée « FAIR » !?

La notation, à l’image de tous les labels exaegis, est construite autour d’un algorithme et d’une analyse qui agrège l’évaluation par un auditeur des points d’attention et des preuves formelles du modèle évalué ; notre rapport montre les points à améliorer, faibles et positifs. Il n’est pas du ressort d’un évaluateur d’exclure des pratiques mais il est de son rôle d’alerter sur les pratiques considérées comme mauvaises. Il revient à chaque investisseur et à chaque client, qui disposent de leurs critères propres d’exclusion, de poser les jalons délimitant ses propres « red-line » ; en dernier ressort, c’est lui qui prend sa décision en âme et conscience. Le rôle de la notation est de faire en sorte que tous ces points puissent être individuellement évalués au-delà de la notation agrégée, et mis à disposition du lecteur. Dans le cas de Domraider, les points forts et les points faibles apparaissent dans le rapport rendu aux commanditaires, suite à l’audit mené sur site et toutes les critiques qui ont pu être lues de ci, de là, avaient été appréhendées par l’auditeur durant son audit. Chacun peut demander à consulter le rapport d’audit et vérifier sur pièces.

Des conflits d’intérêt entre commanditaire et auditeur

A l’instar des VC ou des banques qui mandatent exaegis pour opérer des opérations de due-diligence, exaegis peut être commandité par un ICO Advisor. Les règles traditionnelles d’impartialité restent en vigueur avec en premier lieu la réalisation de l’audit, qu’après versement du paiement de la prestation. Tous les rapports exaegis sont réalisés par des auditeurs qui respectent une charte d’indépendance et d’impartialité. L’auditeur est seul juge dans la prise en compte des irrégularités, le commanditaire le seul juge dans son choix de continuer à accompagner la startup, l’abandonner, voire à obtenir des fondateurs qu’ils mettent en place les diligences nécessaires pour corriger les points négatifs de la notation.

Le label ICOTRUXT est une distinction inaliénable

Le label est une distinction soumise à un suivi régulier. Aussi dans le cas des ICO, le processus de suivi du label prévoit des exercices d’audit annuel. Ces exercices de suivi peuvent amener exaegis à retirer un label, soit du fait de dégradation du pilotage de la startup ou de lacune dans l’exécution du projet. Dans le cas des ICO, les promesses émises lors de l’opération de l’ICO seront passées en revue, et les notations sur les chapitres ICO et Blockchain seront réévaluées. En effet, un projet ICO peut à tout moment faire l’objet d’un changement d’architecture le rendant non conforme avec les principes Blockchain. Un projet ayant fait une ICO peut également à tout moment dériver de sa roadmap ou utiliser les fonds à d’autres fins que celles émises lors de l’ICO. Ces points méritent un suivi pour les crypto-investisseurs, les advisors et toutes les parties prenantes. Le label icoTRUXT, comme tout contrôle par un tiers de confiance, répond au besoin de transparence.

Une ICO est un pari sur la réussite d’un projet blockchain généralement mené par une startup, et par conséquent, le modèle StarTruxt est pertinent dans sa construction face à cet enjeu. Evaluer une ICO, c’est avant tout évaluer un projet d’entreprise sur le long cours. exaegis s’attache avant tout à mesurer les choses qui font sens, et à répondre aux attentes de ses clients en rendant un avis clair sur chacun des points d’attention qui forment les best practices du développement d’une entreprise, blockchain et de mise sur le marché de tokens. Au fil du temps, le back testing affinera l’algorithme et des points d’évaluation pourront évoluer voire être ajoutés.

Nul à ce stade de l’histoire des ICO ne peut s’emparer du monopole d’évaluation des ICO, cependant exaegis compte bien apporter sa compétence sur l’évaluation des startups et continuer à aider l’écosystème à séparer le bon grain de l’ivraie sur tous les fronts du financement.

Le guide de l’ICO pour les nuls en 10 points

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ICO

Pour comprendre simplement ce qu’est une ICO et tout ce que cela représente, lisez ce guide pour les nuls ! 10 points pour tout savoir et impressionner votre entourage !

  1. Qu’est-ce que la blockchain ?
    Impossible en effet de faire l’impasse sur ce qu’est la blockchain pour parler des ICO.

Cette technologie permet de constituer un réseau de données codées et réparties sur un nombre important de serveurs (ou nœuds pour les érudits). Ce réseau est maintenu par un registre qui trace toutes les transactions depuis le démarrage du système. Imaginez pour cela un livre comptable, dans lequel les transactions seraient enregistrées de manière anonyme. Ce livre est ouvert à tous les membres de la chaine mais ces membres restent bien anonymes. Les informations du registre sont disponibles à chaque membre de la chaine de façon transparente et sécurisée, sans organe central de contrôle.

Toutes les transactions sont regroupées par blocs. Une fois le bloc validé, il est horodaté et ajouté à la chaine de blocs. La transaction est alors visible pour tous (récepteur et ensemble du réseau).

Les monnaies virtuelles ou cryptomonnaies sont basées sur cette technologie blockchain, qui obéit à des protocoles de vérification des échanges indépendants des États et des banques.

  1. Qu’est-ce que les cryptomonnaies ?
    Les cryptomonnaies sont des monnaies électroniques et virtuelles basées sur la blockchain. Il s’agit de monnaies alternatives car aucune ne dépend d’une banque centrale et aucun État ou nation ne les utilise comme monnaies fiduciaires.

Cette application de la blockchain aux échanges monétaires soulève de nombreuses questions économiques et de régulation. En effet, l’émergence de ce modèle monétaire pourrait révolutionner nos échanges, désormais possible sans interaction avec un tiers bancaire.

Pour comprendre ce qu’est une pièce de monnaie virtuelle en vulgarisant à l’extrême, on peut imaginer l’analogie suivante avec les pièces de monnaie : serait inscrit sur toutes les pièces, leurs poids, les matériaux utilisés avec les quantités, les noms des personnes qui les ont fondus, ceux de celles qui les ont gravés et de toutes celles qui les ont touchées et possédées.

Les cryptomonnaies sont exclusivement utilisées pour le commerce sur internet. Elles sont cryptées et n’ont aucun support physique (pas de pièces, pas de billets). Pour utiliser une cryptomonnaie, il faut détenir le code permettant de la décrypter (cela peut être un code, une empreinte digitale ou autre). Toutes les transactions émises via des cryptomonnaies sont totalement transparentes et publiques.

Le cours des cryptomonnaies est très volatile car il est principalement lié aux spéculations.

Il existe des centaines de cryptomonnaie dans le monde. Les principales familles sont le Bitcoin créé en 2009 et l’Ether crée en 2015. Il en existe d’autres comme le Ripple, le Litecoin, le Dash, le Monero, le Namecoin ou encore le Peercoin etc.

  1. Qu’est-ce qu’une ICO ?
    Une ICO (Initial Coin Offering) est un nouveau mode de financement pour les projets, en phase de démarrage, des startups de la blockchain.

Pour lever des fonds via une ICO, la startup émet des actifs numériques, appelés tokens, qui pourront être acquis par quiconque en échange de cryptomonnaie (généralement de l’ether ou du bitcoin).

Pour ceux qui investissent dans une ICO, la contrepartie peut prendre plusieurs formes. Les détenteurs de tokens bénéficient généralement de l’un ou de plusieurs des points suivants :

  • Augmentation de la valeur de leurs tokens, qu’ils peuvent espérer revendre si le projet est un succès
  • Droits de vote ou de gouvernance en tant que participants au réseau décentralisé
  • Droit d’usage, par exemple un droit d’usage sur un service offert par l’émetteur. Ces tokens peuvent être utilisés en services ultérieurs de l’émetteur : par analogie, une compagnie d’aviation qui se lancerait émettrait des miles pour financer l’achat de ses avions, ou dans le même genre d’idée, un opérateur télécom financerait son réseau en émettant des heures de communication…

Les ICO ne permettent pas d’acquérir des parts du capital de la startup. En ce sens, une ICO ne dilue pas le capital de l’entreprise. Le terme de « levée de fonds » est donc utilisé de manière abusive, puisque d’un point de vue fiduciaire, les cryptomonnaies ne sont pas reconnues comme des « fonds ». Cette absence de dilution attire les entrepreneurs en mal de financement, qui voient l’arrivée au sein de la gouvernance d’investisseurs externes comme des loups dans sa bergerie.

Grâce à l’ICO, les startups peuvent lever des fonds en cyptomonnaies en seulement quelques minutes. Le record actuel serait tenu par Brave, le navigateur web créé par le cofondateur de Mozilla, qui aurait levé 35 millions de dollars en 30 secondes.

  1. Comment lever des fonds via une ICO ?
    Pour réaliser une ICO, la startup doit :
  • Avoir un projet dans lequel la technologie blockchain fait sens et où elle apporte un gain généralement de transparence et de sécurité des transactions. Les ICO sont indissociables de la blockchain puisque la valeur se trouve dans un token et que seule la technologie blockchain est efficace dans la gestion transparente des tokens. Donc sans démonstration de l’apport de la blockchain dans le projet, inutile de se lancer dans une ICO puisque les tokens n’auront alors que très peu de valeur.
  • Rédiger un White Paper. Il s’agit d’un dossier extrêmement complet, dans lequel se trouvent toutes les informations nécessaires à un souscripteur. Ce dossier doit exposer la nature du projet et les fonds nécessaires son achèvement, les membres de la startup, le type de tokens et la quantité que les porteurs du projet conserveront pour eux-mêmes, les objectifs à atteindre, la feuille de route, le types d’actifs de règlement acceptés, la durée de l’ICO etc.
  • Rédiger un Smart Contract. Il s’agit du code régissant la partie technique de l’ICO qui sera intégré dans la blockchain. Il détaille le nombre de tokens qui seront mis sur le marché, à quelle période ces tokens seront disponibles et fixe les règles de manière définitive : une fois la blockchain lancée et le Smart Contract activé, aucun retour en arrière n’est possible.

Pour lever des fonds via une ICO, la startup doit fixer une date et déposer son projet sur une plateforme dédiée, comme par exemple TokenMarket. Les fonds sont donc levés exclusivement sur internet et tout le monde peut y participer. En ce sens, les ICO sont parfois considérés comme du crowdfunding.

La startup doit théoriquement indiquer en amont et de façon définitive, la durée et le montant espéré de la levée. Une fois le montant atteint, la levée est bloquée. En revanche, ces tokens deviennent vendables et achetables via des plateformes d’échange à un taux dépendant de l’offre et de la demande. En effet, certains souscripteurs en profitent pour les revendre dans la foulée, bien plus chers qu’ils ne les ont achetés.

  1. Comment se déroule une ICO ?
    Généralement la levée de fonds via une ICO se déroule en 3 étapes :
  • Annonce de l’ICO sur internet à travers la publication d’un « executive summary » (présentation succincte et synthétique)
  • Publication de l’offre, du White Paper et du Smart Contract sur une plateforme dédiée
  • Vente des tokens directement sur la plateforme de manière automatisée, en échange d’un virement par le souscripteur dans la monnaie demandée
  1. Quels sont les avantages d’une ICO ?
    Pour les startups, les avantages d’une ICO sont les suivants :
  • On ne lève pas des fonds contre des actions, ce n’est donc pas dilutif
  • Plus besoin de démarcher des investisseurs traditionnels et d’attendre des mois, voire des années, que l’un d’entre eux se décide à les financer
  • Excellent test pour l’appétence de l’offre auprès du public, à l’image du crowdfunding

Pour les souscripteurs, les avantages d’une ICO sont les suivants :

  • La levée est ouverte à tous. Quiconque est intéressé par le projet peut échanger des cryptomonnaies contre des tokens
  • Pour le moment, les ICO échappent encore à tout contrôle, donc à la fiscalité directe mais c’est aussi un risque…
  1. Quels sont les risques liés à une ICO ?
    Aujourd’hui en France, il n’existe aucune loi pour encadrer les ICO. On peut donc imaginer des arnaques de toutes sortes comme des escroqueries, du blanchiment etc. Or si vous vous faites escroquer par une ICO, vous n’aurez absolument aucun recours pour récupérer votre investissement.

Pour le reste, les principaux risques liés à une ICO pour les startups sont les suivants :

  • Risques budgétaires. En effet, une opération ICO nécessite de mobiliser de gros moyens marketing pour faire connaitre le projet auprès des investisseurs, futurs utilisateurs de la solution.
  • Risques d’images, puisque des personnes mal intentionnées peuvent participer à des ICO de manière à blanchir de l’argent…

Pour les investisseurs les risques sont les suivants :

  • Le cours des cryptomonnaies est principalement lié aux spéculations. Il est donc très volatile et une ICO peut perdre beaucoup de valeur en très peu de temps
  • Le capital investi dans les ICO n’est pas garanti. Ces investissements présentent un risque significatif de perte en capital.
  • La levée de fonds rapide et facile peut attirer des personnes mal intentionnées qui vont inventer de toute pièce un projet de manière à lever des fonds
  • Les personnes à l’origine de l’ICO pourraient ne pas utiliser les fonds levés conformément à ce qu’ils avaient annoncé…
  • Disparition de la startup dans laquelle vous avez souscrit…
  • Les souscripteurs investissent pour des projets qui n’existent pas encore. Il n’y a donc aucune garantie sur sa pertinence, sa fiabilité, son éventuel succès et sur sa véritable mise à terme
  • Bien qu’indispensable, le White Paper ne répond généralement à aucune exigence légale. Il peut comporter des inexactitudes ou des omissions importantes.
  1. Comment ne pas se faire avoir par une ICO ?
  • Bien se renseigner sur l’entreprise, son projet, ses dirigeants etc.
  • Analyser très attentivement le White Paper et le Smart Contact
  • Bien suivre l’évolution du cours entre un token et des devises comme l’euro ou le dollar
  • Se renseigner sur la valorisation des tokens proposés et sur les modalités de leur revente
  • Interroger les promoteurs de l’ICO sur l’étendue des risques associés, notamment sur la responsabilité des tokens proposés et sur les modalités de leur revente
  • Ne pas hésiter à solliciter l’avis d’exaegis, qui délivre le label icoTRUXT. Exigez le rapport associé ! Pour plus d’information sur le label icoTRUXT, cliquez ici !
  1. L’ICO est-il un phénomène mondial, une tendance lourde ou un feu de paille ?
    Depuis le début de l’année 2017, les ICO ont permis de levé plus de 3 milliards de dollars dans le monde. Rien qu’en septembre 2017, 537 millions de dollars auraient été levés via les ICO. Si ces chiffres laissent rêveurs, il ne faut pas oublier que l’engouement des ICO est très récent. Nous n’avons pour le moment que très peu de recul sur les phases qui suivent ce processus.

De plus, aucun pays ne semble actuellement avoir mis en place une législation propre et formelle aux ICO. Compte tenu des risques énoncés plus haut et du manque de réglementation internationale, de nombreux pays ont commencé à se pencher sur la question de leur encadrement. D’ici les prochains mois ou années, une réglementation stricte devrait être mise en place à l’échelle mondiale (comme pour la bourse). Quelques perturbations sur les usages actuels seront donc à prévoir…

Pour le moment, certains pays comme la Chine ou la Corée du Sud ont déjà décidé d’interdire toute levée via une ICO sur leur territoire.

  1. Quels sont les exemples d’ICO réussies et ratées ?
    Il suffit de se pencher sur l’engouement actuel des ICO pour constater un grand nombre de très belles réussites à travers le monde. Actuellement, le record est détenu par Filecoin avec 257 millions de dollars récoltés. S’ensuit les entreprises Tezos, Bancor et Status avec respectivement 233, 153 et 90 millions de dollars levés.

En France, on distingue 3 startups ayant particulièrement réussi leur ICO. Il s’agit de Beyond The Void, avec son projet de jeu vidéo basé sur la blockchain, qui a levé 110 000 euros ; la startup lyonnaise iEx.ec, qui a levé en avril 2017 et en quelques heures 12 millions de dollars pour son infrastructure en cloud ; et la startup DomRaider, spécialisée en « drop catching » et développant un réseau décentralisé dédié aux enchères en temps réel reposant sur la blockchain, qui avait fixé son objectif à 35 millions d’euros et qui, si elle refuse de dévoiler le montant atteint, indique avoir « bien vendu les 560 millions de jetons disponibles ».

Ces réussites ne doivent pas faire oublier qu’en fonction du cours très volatiles des cybermonnaies, une ICO peut perdre beaucoup de valeur très rapidement. Si peu d’échec sont à constater jusqu’à maintenant, on notera tout de même l’exemple de Bancor Protocol, qui le 12 juin 2017 levait 153 millions de dollars avec l’ether qui valait à cette date environ 385 dollars. Le 15 juin 2017, le montant levé ne correspondait plus qu’à 119 millions de dollars, soit une perte de 34 millions de dollars en 3 jours…