Défaillances des entreprises du secteur du numérique : analyse du 4ème trimestre 2019 et bilan de l’année

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En ce début d’année 2020, alors que les résultats du 1er trimestre ne sont pas encore connus, l’heure est à l’analyse des défaillances des entreprises du dernier trimestre 2019, au bilan général de l’année écoulée et aux estimations des tendances pour 2020.
Selon Altares, premier réseau international d’informations BtoB, 52 000 entreprises françaises ont été enregistrées en situation de défaillance en 2019, tous secteurs confondus, soit une baisse de 4,8 % par rapport à 2018. Autre fait marquant en 2019, sur l’ensemble des procédures collectives recensées, les trois quarts ont concerné des TPE ou des PME.
Si ces données semblent s’appliquer dans chaque secteur d’activité, qu’en est-il spécifiquement de celui du numérique ? Depuis 3 ans, exægis se penche sur les défaillances des entreprises du secteur du numérique, trimestre après trimestre, et analyse leurs évolutions.

Entre le 1er octobre et le 31 décembre 2019, 387 entreprises du secteur du numérique ont été enregistrées en situation de défaillance (liquidation judiciaire, liquidation judiciaire simplifiée ou redressement judiciaire).

Quels sont les 4 constats d’exægis ?

1. Une augmentation successive du nombre de défaillances sur l’ensemble de l’année 2019

Exception faite du 2ème trimestre 2019, où le nombre de défaillances avait très légèrement reculé par rapport au 1er trimestre de l’année (- 2 %), on constate une légère, mais successive, augmentation du nombre de défaillances, trimestre après trimestre.
Selon Altares, la baisse des défaillances s’est accélérée sur le seul quatrième trimestre 2019, tous secteurs confondus. Le secteur du numérique fait donc figure d’exception, avec sa légère hausse de 3,5 % entre le 3ème et le 4ème trimestre 2019.

2. Des startups toujours très touchées par les défaillances

Chaque trimestre, ce sont les jeunes entreprises (dont la date de création est comprise entre 2011 et 2018) qui sont majoritairement touchées par une procédure judiciaire. 
Sur les 387 jugements enregistrés au 4ème trimestre 2019, 250 concernaient des startups
, soit un taux de 65 %.

Au premier trimestre de l’année, elles représentaient 66 % et 64 % au deuxième trimestre 2019. Au troisième trimestre, elles représentaient 70 %.
A noter également que tous secteurs confondus, une PME a fait défaut chaque jour de l’année 2019.

3. Des tendances similaires entre 2018 et 2019

Si l’on compare avec 2018, on constate des tendances similaires à celles de 2019. Trimestre après trimestre, les défaillances n’avaient eu de cesse d’augmenter tout au long de l’année, exception faite d’un trimestre (le troisième), où elles avaient clairement diminué, pour remonter de plus belle le trimestre suivant.

Concernant les startups, on constate que la tendance qui s’était lancée en 2018 s’est bien poursuivie en 2019, avec de jeunes entreprises toujours très touchées par les défaillances (entre 55 % et 70 % chaque trimestre depuis 2 ans).

4. Une probable stabilisation des défaillances sur l’année 2020

Tous secteurs confondus, Altares prévoit une stabilisation, voire une très légère augmentation du nombre de défaillances sur l’année 2020. Selon l’économiste Jean-Yvers Archer, qui a réalisé une analyse étiologique et causale sur les défaillances des entreprises de tous les secteurs en 2019, une hausse devrait très certainement être constatée. Les indicateurs avancés par exægis, présagent une année 2020 qui devrait être en augmentation, quant au nombre de défaillances à enregistrer dans le secteur du numérique.

Les données brutes sont issues de la base d’informations fournies par notre partenaire Ellisphère.
Ce baromètre est également disponible sur ChannelBP.

Défaillances des entreprises du secteur du numérique : analyse du 3ème trimestre 2019

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Selon Altares, société experte de l’information sur les entreprises, le nombre de défaillances, tous secteurs confondus, est en baisse sur le 3ème trimestre 2019 mais qu’en est-il du secteur du numérique ? Ci-dessous, un focus rapide sur ce secteur.

Chaque trimestre depuis 2017, exægis se penche sur les défaillances des entreprises du secteur du numérique et analyse leurs évolutions.
Entre le 1er juillet et le 30 septembre 2019, 374 entreprises de ce secteur étaient enregistrées en situation de défaillance (liquidation judiciaire, liquidation judiciaire simplifiée ou redressement judiciaire).

Soit un taux de liquidation de 81,5 %.

Quels sont les 4 constats d’exægis ?

1. Une augmentation du nombre de défaillance

Contrairement à la tendance générale, pour la première fois de l’année, le nombre de défaillance est en évolution par rapport aux précédents trimestres.
Attendons d’analyser les résultats du dernier trimestre de l’année pour constater s’il s’agit d’une exception ou non…

2. Une tendance opposée à celle du 3ème trimestre 2018

Avec « seulement » 230 jugements enregistrés du 1er juillet au 30 septembre 2018, ce 3ème trimestre représentait le plus faible taux de défaillances de l’année mais également la seule et unique baisse.
Tout au long de l’année, le nombre de défaillance n’avait cessé d’augmenter, exception faite du 3ème trimestre, où il avait baissé de façon très significative, pour finalement remonter de plus belle lors du dernier trimestre de l’année.

En 2019, nous dressons le constat opposé. A ce jour, où les résultats du 4ème trimestre 2019 ne sont pas encore connus, il s’agit du taux le plus important de l’année, avec une augmentation de +11% par rapport au 2ème trimestre 2019 et de +9% par rapport au 1er trimestre 2019.

3. Un taux de liquidation relativement stable

Chaque trimestre, le taux de liquidation (par rapport à l’ensemble des jugements enregistrés) avoisine toujours les 80 %. Ce taux reste relativement stable d’année en année, trimestre après trimestre.

A noter qu’au 3ème trimestre 2019, 11 entreprises déclarées en redressement judiciaire, ont fini par être liquidées au sein du même trimestre.

4. Les startups, toujours très touchées par les défaillances

Chaque trimestre, ce sont les jeunes entreprises (dont la date de création est comprise entre 2011 et 2018) qui sont majoritairement touchées par une procédure judiciaire. 
Sur les 374 jugements enregistrés au 3ème trimestre 2019, 263 concernaient des startups, soit un taux de 70 %.
Au deuxième trimestre de l’année, elles représentaient 64 % sur l’ensemble des entreprises du secteurs du numérique à être en situation de défaillance. Au premier trimestre, elles représentaient 66 %.
L’analyse des résultats du 4ème trimestre de l’année permettra d’établir un bilan global sur 2019. L’occasion également de constater si le secteur du numérique suit, ou non, la tendance générale, et   d’identifier celles à venir pour 2020.

Ce baromètre est également disponible sur ChannelBP.

exægis lance « CONFIANCE 360 » : une offre inédite pour accélérer la collaboration entre startups du numérique et Grands Comptes

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exægis lance CONFIANCE 360 : une offre de services innovante, dont l’objectif est de libérer les freins à la contractualisation entre startups du numérique et Grands Groupes.

CONFIANCE 360 repose sur une suite de garanties opérationnelles (pérennité, propriété intellectuelle, réversibilité et disponibilité), qui vient lever les freins inhérents à la contractualisation entre Directions Opérationnelles Grands Comptes et Startups.

Une confiance fragilisée par de fortes attentes en termes de conformité, de qualité, de continuité et de pérennité de la part des Directions Informatique et Achat des grands groupes.

Selon le dernier baromètre startup / grand groupe 2019 du Village by CA et Capgemini, 79 % des startups et 86 % des grands groupes estiment que leur culture d’entreprise est bien comprise par l’autre partie. Pourtant, dans la pratique, les écueils restent nombreux : processus d’achat, contractualisation, temps de décision et délai de paiement trop longs… Pour les jeunes pousses, arriver à travailler avec un grand groupe relève souvent du parcours du combattant.

Ainsi, si les Directions métier de ces grands groupes recherchent, au travers de leur collaboration avec des startups, une mise en œuvre rapide de services innovants, les Directions financière, juridique, achat et informatique de ces mêmes organisations souhaitent avant tout sécuriser et pérenniser leurs systèmes d’information (tout en respectant leurs modes et procédures de contractualisation pas toujours adaptées aux startups). Pendant ce temps, les startups cherchent à se développer et à réduire leur ‘time-to-market’ et leur ‘cash burning’.

C’est sur ces différents points d’incompatibilité qu’exægis a conçu CONFIANCE 360, une offre modulaire qui s’appuie sur de nouvelles formes d’accompagnement des projets numériques basées sur l’expertise et la confiance. Grâce à CONFIANCE 360, les startups disposent des arguments nécessaires à l’accélération de la prise de décision avec les Grands Comptes, dès lors que ceux-ci auront préalablement validé les fonctionnalités et la valeur ajoutée de leurs solutions.


Comment fonctionne « CONFIANCE 360 » ?

L’offre CONFIANCE 360 repose sur 4 niveaux de garanties. L’ensemble de ces garanties forme la Garantie Opérationnelle d’exægis, qui peut être délivrée globalement ou partiellement, en fonction des besoins et des enjeux liés à chaque projet de collaboration :

1. Une évaluation de la « Pérennité » : celle-ci se base sur une méthode d’audit, qui permet à la startup d’obtenir le label TRUXT, ainsi qu’un rapport détaillé témoignant de sa maturité opérationnelle et d’une mesure de sa capacité à être pérenne dans le temps. La notation obtenue s’appuie sur une méthode d’analyse opérationnelle portant sur 150 points d’attention, complétée par une analyse de l’alignement de son business model, de son plan d’activités en cours et d’une analyse financière quand son antériorité le permet.

2. Un séquestre de la « Propriété intellectuelle » : il garantit un dépôt des codes sources horodaté, sécurisé et régulier. Un accès au suivi des dépôts est disponible pour les bénéficiaires, ainsi qu’un accès aux copies, lorsque les conditions d’accès sont remplies (défaillance).

3. Une attestation de « Réversibilité » : l’audit du modèle de données, de la documentation et des tests donne accès à une attestation qui valide la capacité des startups à reverser les données à leurs clients.

4. Une Garantie de « Disponibilité » : la mise en place d’un PRA en mode ‘As A Service’ multi-cloud Nuabee garantit la disponibilité totale des services de la startup, même en cas d’indisponibilité de son fournisseur Cloud. Ce niveau de garantie de continuité des applications ‘cloud2cloud’ constitue une offre unique sur le marché et un véritable accélérateur d’engagement pour les grands comptes.

Une Garantie du « Maintien du Service » : uniquement en cas de disparition de la startup et ce, jusqu’à la fin du contrat initialement prévu par les parties. Il permet au grand compte de pouvoir assurer le service à ses utilisateurs, le temps de trouver une solution alternative.
Ainsi, souscrire à CONFIANCE 360 consiste pour les startups à mandater exægis pour assurer la continuité de leurs services, même en cas de défaillance ou de disparition et ce, jusqu’à l’échéance du contrat signé avec leurs clients.

A qui s’adresse cette nouvelle offre et combien coûte-t-elle ?

CONFIANCE 360 s’adresse prioritairement à toutes les plateformes B2B et éditeurs SaaS, délivrant une solution numérique logicielle. Pour pouvoir bénéficier de l’offre, celles-ci doivent obligatoirement être éligibles au label TRUXT délivré par exægis, puis souscrire un abonnement mensuel, dont le montant est adapté aux conditions du contrat défini. Précisons que le label TRUXT constitue déjà une notation reconnue par la plupart des établissements financiers. Il permet de bénéficier de conditions de financements privilégiées et d’apporter un rapport d’audit apprécié des investisseurs.

Vincent Gelineau, Directeur du Développement chez exægis, en charge de l’offre CONFIANCE 360, précise : « La réduction des délais de contractualisation de nos clients startups chez les grands groupes, grâce à la garantie opérationnelle, a été un déclencheur. Nous avons travaillé avec les grands groupes et startups pour construire un dispositif de garantie à 360 degrés, qui s’est transformé en offre avec Confiance 360. »

Pour toute information complémentaire ou pour toute question relative à l’offre CONFIANCE 360, n’hésitez pas à contacter Hadjar Bellagra !

hadjar.bellagra@exaegis.com 01 56 77 17 76

Label starTRUXT : Quels bénéfices pour startups et Grands Comptes ?

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Qu’est-ce que le label starTRUXT ?

Le label starTRUXT s’adresse aux jeunes entreprises de moins de 3 ans, prestataires de solutions numériques et technologiques, offrant des solutions pluriannuelles « as a service » ou en mode abonné ou redevances.

StarTRUXT est accordé pour 3 ans (avec suivi et révisions annuels pour garantir la fiabilité du label) et a pour objectif d’apporter une reconnaissance immédiate aux startups qui l’ont obtenu.

Quels avantages pour la collaboration entre startups et Grands Comptes ?

Avant de s’engager dans la collaboration avec une startup, les Grands Comptes ont besoin de garanties.

Le label starTRUXT prouve la crédibilité des perspectives financières des startups qui l’ont obtenu, ainsi que leur capacité d’exécution.

Véritable gage accordé pour 3 ans, il représente la preuve formelle que la startup possède toutes les garanties nécessaires en termes de financement, de sécurité, de continuité, de reprise et de réversibilité. Il garantit également que la startup a entamé une réflexion de fond sur sa performance et son développement, ce qui la crédibilisera auprès de ses parties prenantes.

En savoir plus sur « Pourquoi obtenir le label starTRUXT »

Comment le label starTRUXT est-il obtenu ?

Le label starTRUXT est obtenu après la réalisation d’un audit sur site très exigeant, piloté par des consultants exægis, en 2 étapes* :

  1. Une analyse financière, qui étudie les perspectives financières de la startup, notamment à travers l’analyse de son business model et business plan.
  2. Une analyse opérationnelle, qui étudie à 360 degrés les processus mis en place par la startup et établit son profil de risque d’exécution

Le résultat de l’analyse du Business Plan et du Business Model est représenté par une notation allant de « α » (risque financier très faible) à « γ » (risque financier très élevé).

Le résultat de l’analyse opérationnelle est représenté par une notation allant de « 1 » (risque d’exécution très faible) à « 3 » (risque d’exécution très élevé).

Le croisement de ces deux notations permet d’établir une notation finale.

La restitution de la notation se fait à travers un rapport d’audit détaillé (d’une cinquantaine de pages), remis après chaque évaluation.

Si la notation se situe entre α1 et β2, l’entreprise est éligible au label starTRUXT.

Qu’est-ce que la Garantie Opérationnelle d’exægis ?

Les labellisés starTRUXT sont éligibles à la Garantie Opérationnelle d’exægis.

Cette garantie consiste à maintenir le service en cas de défaillance ou de disparition de la startup et d’assurer sa continuité de service avec son client, jusqu’à l’échéance du contrat.

La Garantie Opérationnelle d’exægis s’appuie sur une méthodologie de continuité combinant compétences juridiques, techniques et financière mais aussi sur une assurance pouvant aller jusqu’à 20 M€, dont l’entreprise bénéficiaire, le client de la startup, pourra bénéficier.

En savoir plus sur exægis

Pour les clients, prospects et partenaires d’une startup, le label starTRUXT prouve ses perspectives financières prometteuses, ainsi que son bon fonctionnement pour les 3 années à venir.

Il permet d’appuyer la légitimité et la visibilité d’une startup auprès de son écosystème (clients, prospects, financeurs etc.) et notamment auprès des Grands Comptes, qui n’hésiteront plus à travailler avec elle en toute confiance.

*Sur la base de la signature d’un accord de confidentialité, d’une durée de 5 ans, avec le partenaire.

Défaillances des entreprises du secteur du numérique : analyse du 2ème trimestre 2019

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Tous secteurs confondus, 12 347 défaillances d’entreprises ont été enregistrées au 2ème trimestre 2019. Selon Altares, société experte de l’information sur les entreprises, cela représente une baisse de 3,1 % par rapport au 2ème trimestre 2018 mais qu’en est-il du côté des entreprises du secteur du numérique ?

Chaque trimestre depuis 2017, exægis se penche sur les défaillances des entreprises du secteur du numérique et analyse leurs évolutions.

Une stabilité qui se poursuit au fil des trimestres

Du 1er avril au 30 juin 2019, 336 jugements étaient enregistrés dans ce secteur, soit 7 de moins par rapport au 1er trimestre 2019 et 13 de plus par rapport au 2ème trimestre de l’année 2018. Autant dire que le nombre de défaillances restent stables, contrairement aux estimations de fin d’année 2018, qui prévoyaient une forte augmentation.

Les startups toujours très touchées par les défaillances

Le trimestre précédent, le nombre de startups concernées par un jugement était très conséquent : 225 sur un total de 336 (entreprises dont la date de création est comprise entre 2011 et 2018). Ce semestre, on note que la tendance se poursuit, puisqu’elle concerne 215 startups.

Pour découvrir le type d’entreprises concernées par un jugement ce trimestre, nous vous proposons un aperçu à travers une sélection et une présentation de 10 d’entre elles.

Les données brutes sont issues de la base d’informations fournies par notre partenaire Ellisphères.

Ce baromètre est également disponible sur ChannelBP.

Les défaillances du secteur du numérique au 2ème trimestre 2019

Sur les 336 jugements enregistrés au 2ème trimestre 2019, on constate 182 liquidations judiciaires, 101 liquidations judiciaires simplifiées et 53 redressements judiciaires, soit 84,2 % de liquidations.

ADDENDA SOFTWARE 

La société AddenDa Software a été créée en 1983 à Suresnes (92). Depuis plus de 35 ans, elle est spécialisée dans l’édition de logiciels dédiés à la gestion des Services Généraux, afin de faciliter l’environnement de travail des collaborateurs et accompagner les entreprises dans l’optimisation de leurs performances.

A travers sa gamme Adden+, l’entreprise couvre tous les types de gestion (financière, technique et graphique). Disponibles en mode licences ou SaaS (abonnement Cloud), les logiciels proposés par la société AddenDa Software ont pour but d’optimiser la gestion des achats, des stocks, des immobilisations… A cela s’ajoute des prestations physiques permettant un accompagnement dans l’exploitation des logiciels.

Des services d’Addenda Software sont disponibles via la plateforme de l’UGAP. Addenda Software est également associé à l’éditeur de logiciel leader dans le domaine des Systèmes d’informations hospitaliers, MiPih et bien d’autres.

En avril 2019, Addenda Software est déclarée en redressement judiciaire.

CBIEN

La startup parisienne Cbien, créée en 2013, cherche à apporter une réponse à l’accroissement des cambriolages. Cette solution, dispensée grâce à une plateforme cloud disponible sur iOS, Android et web, propose à chaque particulier la possibilité de sécuriser ses biens matériels. En effet, par la simple prise de photos des biens et de leurs codes-barres, chaque particulier peut avoir accès à la valeur réelle de ses biens.

Ainsi, cette société a très rapidement séduit les particuliers mais également les assureurs qui voient dans ce service, une véritable opportunité de se rapprocher de leurs clients et de leurs proposer de nouvelles fonctionnalités.

C’est pourquoi Cbien réussit à lever 1,4 million d’euro dès 2014 notamment grâce à l’entrée dans le capital de la Maif, la Macif ou encore de la Matmut avec lesquels elle noue très rapidement des partenariats dès 2016. En 2017, elle envisage d’élargir ses marchés à l’Allemagne et au Royaume-Uni. Pour donner suite aux gains du prix Insurtech de l’Argus de l’Assurance en 2016 et aux prix de l’Innovation digitale de l’IT Night en 2017, elle parvient à intégrer l’accélérateur Insurtech Startupbootcamp à Londres.

En 2017, la startup lance une deuxième levée de fond et récolte 8 millions d’euros, afin d’intensifier sa présence sur le territoire français.

En 2018, elle est implantée à Paris, Nantes et Hambourg.

En juin 2019, la startup CBIEN est déclarée en liquidation judiciaire

DEADIA

Déadia est une startup créée en 2009 en région parisienne. Elle propose une optimisation de la relation client par le développement d’un assistant virtuel intelligent, personnalisé aux besoins de chaque entreprise. Dans ce sens, elle propose un service 24h/24, 7j/7 pour répondre aux questions des clients de l’entreprise. Elle offre également une solution afin d’identifier les besoins des clients, cibler de nouveaux prospects et accompagner l’entreprise jusqu’à la phase de contractualisation avec de nouveaux clients.

Cet assistant virtuel a également vocation à être utilisé au sein des entreprises, c’est-à-dire en interne (dans la gestion des plannings par exemple), afin de toujours réduire le nombre de tâches manuelles à faible valeur ajoutée.

Déadia est accompagnée par Bpi France et a réussi à convaincre des entreprises telles que Econocom, Comdata ou encore SCC.

En décembre 2018, la startup se retrouve une première fois en situation de défaillance, avec un redressement judiciaire.

En mai 2019, Déadia est déclarée en liquidation judiciaire.

MENSIA TECHNOLOGIES

La société Mensia Technologie a été créée en 2012 à Chantepie (35). Issue de l’INRIA (Institut National de Recherche en Informatique et Automatique), elle est spécialisée dans le développement de dispositifs médicaux et non-invasifs pour le soin du cerveau.

Son objectif ? Faire appel à l’informatique et au traitement du signal pour soigner des troubles neurologiques chroniques, sans médicaments.

Après 6 ans de recherches et 10 millions d’euros d’investissement, Mensia Technogies a mis au point une thérapie digitale unique au monde pour le traitement des troubles de l’attention et de l’hyperactivité chez l’enfant. La technique repose sur le principe du Neurofeedback, exclusivement basée sur la rééducation et l’entraînement du cerveau.

Ce traitement médical révolutionnaire est homologué par l’Europe.

En juillet 2018, Mensia Technologie annonce une levée de fonds de 1,3 millions d’euros pour développer sa thérapie digitale aux Etats-Unis et lancer des études sur un nouveau dispositif médical, destiné à lutter contre le mal de dos.

Fin mai 2019, Mensia Technologies est déclarée en redressement judiciaire.

MY MOVIEUP

Cette startup bretonne, créée en 2014 répond à un nouveau besoin exprimé par les entreprises. Comment intensifier leur image de marque et assurer un marketing efficace en termes de rapports gain/coût ? La société My Movieup propose une solution de montage vidéo en ligne automatisée.

L’objectif visé par cette startup est donc de démocratiser la vidéo et plus précisément les vidéos professionnelles. Dans un monde où les nouvelles technologies sont de plus en plus présentes, la vidéo semble en effet être un des meilleurs moyens pour attirer l’attention.

La singularité de cette société ? Simplicité et Qualité, c’est-à-dire assurer une vidéo de qualité à l’utilisateur en moins de 15 minutes. Pas besoin de matériel spécifique pour la prise ou pour la mise en forme de la vidéo, un Iphone suffit quant à la qualité d’image et une application est disponible sur iOS et Android pour le montage.

Spécialisée plus particulièrement dans les secteurs de l’immobilier et des ressources humaines, My Movieup propose notamment la création de visite virtuelle à 360° ou encore la création de vidéos pour accompagner, fédérer, informer ou même former en interne.

En 2017, cette société obtient le soutien de Bpi France et a déjà signé avec Dailymotion, M6 Publicité, Kantar Media, Mediametrie…

En juin 2019, My Movieup est déclarée en liquidation judiciaire.

OOCAR

Oocar est une startup parisienne créée en 2015. Elle tente de surveiller la santé des voitures des clients, d’améliorer l’expérience de conduite et surtout d’optimiser les dépenses automobiles (usure des pneus, révisions…)

Le service ? Pour un peu moins de 50 euros, Oocar vous propose d’acquérir un petit boitier à brancher sur la prise diagnostic de votre voiture (OBD2), afin de relever des données telles que le régime moteur, la vitesse, la consommation, le trajet parcouru grâce à la géolocalisation… Le but des données collectées par ce boitier est d’aider le conducteur à adopter une conduite plus souple et donc plus écologique. En effet, toutes ces données sont déversées et analysées au sein d’une application mobile disponible ensuite par le conducteur.

Ce produit a séduit non seulement les utilisateurs mais aussi les assureurs, qui voient dans ce service un moyen d’ajuster davantage leurs cotisations. Les entreprises de location de véhicules et les entreprises ayant recourus à des véhicules utilitaires s’avèrent également être de potentiels clients.

En 2017, Autodis group (Autodistribution) rentre au capital d’Oocar dans le but d’accroître le nombre de voitures connectées. Autodis group souhaite à terme créer un écosystème de partenaire afin de connecter plus de 2 millions de véhicules en Europe.

En avril 2019, Oocar est placée en liquidation judiciaire.

PRESTATRANS

Cette startup de Saint-Laurent-Nouan, entre Blois et Orléans (45), a été créée en 2016.  Prestatrans assure le transport de marchandises au sein de l’Europe, grâce à la mise en relation d’entreprises exportatrices de marchandises et de transporteurs. Les transporteurs sont référencés et sélectionnés par la startup, ce qui a pour but d’assurer un gage de qualité auprès des exportateurs. Cette dernière certifie assurer des prix compétitifs et un service de réservation 24h/24, 7j/7 grâce au calcul de prix instantanée disponible sur leur site internet.

Ainsi Prestatrans propose non seulement aux entreprises un moyen de sécuriser leurs transports de marchandises mais également aux transporteurs d’augmenter significativement leur chiffre d’affaires.

Elle est néanmoins déclarée en redressement judiciaire en avril 2019.

SMART’N’GO

La mondialisation a accru de façon significative les échanges maritimes et les bateaux sont donc de plus en plus nombreux à naviguer. Ainsi est née en 2017, la startup marseillaise Smart’n’go. L’objectif est d’allier les nouvelles technologies au transport de marchandises par voies maritimes. Si le premier enjeu est économique, la startup Smart’n’go a très rapidement compris que désormais les questions environnementales et sociales sont également au cœur de toutes les préoccupations.

En effet, 5 % des émissions mondiales de CO2 sont dues au transport maritime et 20 % du chiffre d’affaire généré par les navires est dépensé en carburant. Ainsi la startup Smart’n’go permet aux navires d’économiser du carburant et donc de réduire les émissions de gaz et carburants polluants grâce à une optimisation des trajets.

La solution vise dans un premier temps, les navires transporteurs de marchandises (porte-conteneurs, vraquiers, pétroliers…) mais a vocation à s’étendre aux bateaux de croisières.

Une des 4 solutions proposées par la startup Smart’n’go permet même d’optimiser les coûts (temps et consommation entre différents ports, prix des marchandises qui varient suivant les ports…). Cette solution SAAS facilite le travail de l’équipage, et plus particulièrement du pôle commercial de l’entreprise, qui a directement accès aux différentes routes maritimes (temps d’arrivée selon différentes vitesses pour chacun des ports sélectionnés).

Malgré des ambitions clairement exprimées, Smart’n’go est déclarée en liquidation judiciaire simplifiée en avril 2019.

TROOPERS WEB REPUBLICCette startup d’origine nantaise s’inscrit dès 2012 dans l’ère du numérique. Très rapidement, elle comprend que les entreprises vont devoir massivement investir dans de nouveaux moyens de communications avec leurs clients. Les informations doivent être accessibles 24h/24, 7j/7.

Troopers Web Republic se spécialise donc dans l’accompagnement des entreprises dans leur transformation digitale et plus particulièrement dans le développement de projet web sur-mesure.

Cette entreprise de plus de 10 salariés compte de nombreux clients donc Amnesty International, Quo Vadis, Nantes Métropole, Harmonie Mutuelle…

La singularité de cette startup ? Vouloir parfaitement définir le besoin avec le client avant d’entamer sa transformation digitale. En complément de cette activité de développement web, la qualité d’organisme de formation permet à Troopers Web Republic d’offrir un service complet, quant à l’accompagnement des entreprises.

De plus, afin de s’inscrire dans la démarche éthique très valorisée, cette startup valorise et s’implique dans le développement de solutions Open Source.

53 projets ont été réalisés depuis 2012. Malgré cela, Troopers web Republic est placée en redressement judiciaire en avril 2019.

 

WYKER

Créée en 2016 à Paris, Wyker est une startup qui fournit du conseil concernant les événements musicaux. Wyker a, en effet, développé une application mobile disponible sur iOS et Android, afin d’identifier les événements musicaux pouvant plaire à chaque utilisateur, en fonction des goûts musicaux, de la géolocalisation de l’évènement et du lieu de résidence de l’utilisateur. Cette application gratuite a également noué un partenariat avec Digitick, afin d’offrir la possibilité à l’utilisateur d’acheter des billets directement sur l’application.

Cette application cherche donc non seulement à apporter l’information utile à l’utilisateur mais également à créer des liens entre les utilisateurs ayant les mêmes goûts musicaux. Ainsi, cette application a également pour but de mettre en relation des personnes pouvant se retrouver pour se rendre un concert et ainsi ne pas s’y rendre seul.

En mai 2019, cette startup est déclarée en liquidation judiciaire simplifiée.

Capgemini – Altran : Belle opération sur le marché des services numériques et d’ingénierie

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Alors que le secteur industriel a entamé sa mue digitale, Capgemini et Altran annoncent un projet de rapprochement qui permettra la création d’un leader mondial des services numériques et d’ingénierie. Capgemini connait déjà bien le segment de marché adressé par Altran au travers notamment de ses activités Sogeti High Tech qui pèsent plusieurs centaines de millions d’euros de revenus et via son axe stratégique Digital Manufacturing. A travers l’acquisition d’Altran, Capgemini fait coup double en se dotant de capacités internationales sur ce segment, et en professionnalisation ses offres grâce aux avancées et l’externalisation de processus métiers industriels proposées par Altran.

Pour Altran c’est un processus d’évolution stratégique cohérent, leader mondial sur son segment de marché, une nouvelle histoire ne pouvait que passer par la création d’un géant proposant un continuum de services numériques disposant de solides racines, d’une cohérence culturelle et d’une dynamique portée par l’innovation. Ce nouvel ensemble propose à la fois valeur ajoutée et profondeur d’expertise au sein de segments industriels, utilities et telecoms qui lui permettent d’être un prétendant très sérieux sur les thématiques de digitalisation industrielles à l’échelle globale.

Ce mouvement risque d’en appeler d’autres, notamment en France qui concentre un nombre important d’acteurs du conseil en technologies. Il serait cohérent de voir des acteurs tels Sopra Steria ou Atos s’intéresser et passer à l’offensive sur ce segment de marché. A l’échelle internationale, les concurrents directs proposant des modèles intégrés de services numériques et services d’ingénierie sont principalement à chercher en Inde. Aux Etats-Unis et en Allemagne, le marché est configuré différemment avec des activités d’Engineering Services souvent intégrées directement au sein de grand ensemble industriels (Siemens, Bosch, GE, Lockeed Martin).

Souhaitons bon vent à ce projet qui vient à l’échelle globale apporter une alternative entre un Accenture et des prestataires indiens devenus géants : TCS, Infosys, Wipro, HCL.

Défaillances des entreprises du secteur du numérique : analyse du 1er trimestre 2019

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Chaque trimestre depuis 2017, exægis se penche sur les défaillances des entreprises du secteur du numérique et analyse leurs évolutions.

Un taux de défaillances stable, à contrario des prévisions fin 2018

Du 1er janvier au 31 mars 2019, on enregistre 343 jugements, soit 11 de plus par rapport au dernier trimestre 2018, ce qui représente une très légère hausse de 3,3 %.
Selon la société Altares, expert de l’information sur les entreprises, cette tendance de stabilité est constatée tous secteurs d’entreprises confondus sur le 1er trimestre 2019. Pour l’instant, ce constat va donc à l’encontre des prévisions* de fin d’année 2018, qui annonçait une hausse importante des défaillances sur 2019 mais l’année n’est pas terminée…
Attendons donc d’observer les prochains résultats, afin de vérifier si cette nouvelle tendance se poursuit ou si le 1er trimestre n’aura fait que figure d’exception.  *prévisions Altares

Des startups de plus en plus touchées par les défaillances

Ce qui est intéressant de constater, c’est le nombre très important de startups concernées par les défaillances ce trimestre. Sur les 343 jugements enregistrées, 225 sont des entreprises dont la date de création est comprise entre 2011 et 2018.
La plupart avaient pourtant une idée originale, certaines avaient même levé des fonds importants mais malheureusement, leur destin les a conduites au Tribunal du Commerce.

Les défaillances du secteur du numérique au 1er trimestre 2019

Sur les 343 jugements enregistrés au 1er trimestre 2019, on constate 163 liquidations judiciaires, 114 liquidations judiciaires simplifiées et 66 redressements judiciaires, soit 80.8 % de liquidations.
Compte tenu du nombre important de startups concernées par un jugement au cours de ce trimestre, voici une sélection de 10 d’entre elles, dont la date de création se situe après 2012 :

CITYLITY

Année de création : 2014

Implantée à Lyon, CityLily est une société active depuis 2014. Elle propose une application mobile qui centralise plusieurs services dans le but d’améliorer le confort de ses utilisateurs, à leur domicile, au travail ou en ville.
Au domicile, l’application permet d’échanger des informations entre voisins (offre de babysitting, petits services etc…), d’être en relation avec un gestionnaire, de signaler des besoins d’intervention ainsi que de suivre les actualités liées à la résidence.
Au travail, l’application permet de signaler un besoin d’intervention aux Services Généraux (problème d’imprimante, de lumière etc…), de centraliser des informations (actualités, notifications etc…), ainsi que de créer une communauté entre collègue.
En ville, l’application permet de découvrir les commerces de proximité, les lieux touristiques et les nouveautés, de créer un lien avec la mairie ou encore de déclarer un incident lié à la ville (chaussée déformée, nid de poule, lampadaire en panne etc…).
L’application à comptabilisé plus de 30 000 utilisateurs en 5 ans, 15 000 incidents ont pu être résolus et 4000 messages ont été échangés entre voisins.
En avril 2016, Citylity est sélectionné par Challenge, parmi les « 1 000 startups où investir ».
En juin 2017, la startup remporte le prix « Coup de cœur » du jury Engie Innovation Week.
En juin 2018, l’entreprise rejoint le Hub@Luxembourg, afin d’accélérer son développement à l’international.
En juillet 2018, CityLity remporte le 2ème prix de concours Startup Enedis Sillon Rhodanien.
Fin d’été 2018 que l’entreprise a pour projet de devenir la solution de référence pour la ville intelligente et une véritable Smart eNation au Luxembourg et en France.
L’objectif de CityLity était de tripler le nombre de ses utilisateurs d’ici la fin de l’année 2018…
En Janvier 2019, une procédure de redressement judiciaire est prononcée. Depuis la fin février 2019, CityLity est en cours de redressement judiciaire.

Les levées :

En septembre 2015, CityLity réalise une levée de fonds de 200 000 euros auprès de plusieurs investisseurs dont Thierry Immobilier et Business Angels.
En 2016, la startup réalise une première levée de fonds de 800 000 €. 3 mois après, CityLity annonce une nouvelle levée de 340 000 €.

DATA2B

Année de création : 2015

DATA2B a été fondé à Rennes en 2015. Cette entreprise est spécialisée dans le traitement des données massives par intelligence artificielle, il s’agit également d’un éditeur de logiciels de DATA Science. Leurs logiciels permettent d’atteindre les objectifs business de leurs clients en se basant sur les données.
L’objectif de DATA2B : permettre aux acteurs des secteurs traditionnels d’opérer comme les géants du web.
L’entreprise a également développé une plateforme Big Data Science, sur laquelle les applications (Data Products) peuvent automatiquement produire des préconisations d’actions pour résoudre les différents problèmes métiers.
Les services de Data2B gravitent autour de 3 offres : la recherche et le développement, les professional services et les formations / conférences.
DATA2B fait partie de la French Tech. En 2015, elle est au lauréat des challenges Big Data.
En mars 2017, l’entreprise s’agrandit avec l’ouverture de bureau à Barcelone et à Paris en mai 2017.
En septembre 2017 l’entreprise est sélectionnée par l’accélérateur NUMA pour l’ouverture d’une filiale au Mexique.
En mars 2018, l’entreprise remporte le « Challenge pour l’accélération Digitale de L’Ouest » (CADO), dans la catégorie « Territoire Intelligents ».
Début 2018, DATA2B réalise une levée de fonds de 350 000 euros.
Depuis mars 2019, l’entreprise DATA2B est en cours de liquidation judiciaire.

 

KEECKER

Année de création : 2012

Keecker a vu le jour en 2012 à Paris. Cette entreprise est spécialisée dans la conception hardware de robotique B2C.
Pendant 6 ans Keecker a dédiée son activité à la création d’un robot multimédia évolutif. Ce compagnon de vie à domicile, totalement autonome, est capable de se déplacer seul, de parler et de répondre aux besoins multimédias du quotidien (accéder à des vidéos à distance, projeter un film sur un mur, diffuser de la musique, ainsi que de mettre en place une vidéo conférence). En effet ce robot est équipé d’un projecteur à LED orientable à 90° (pour une image de 2 mètres de diagonale avec 1.50 m de recul), de trois caméras pour une vision à 360°, de quatre haut-parleurs de 10 watts et d’un caisson de basse de 50 watts. Son but étant de simplifier le plus possible la technologie au domicile. Le robot peut également surveiller à distance la maison et les enfants.
En 2013, l’entreprise produit le premier prototype de son robot, appelé « YODA ». Celui-ci est dévoilé en 2014 au CES, le salon mondial de la High Tech de Las Vegas. Quelques investisseurs, dont la société d’investissements Hardware Club et le groupe Seb, investissent dans ce robot innovant cent pour cent français. Une campagne Kickstarter permet de valider le concept et le marché.
En 2015, le prototype final, prénommé « EVE », est lancé (8kg et 40cm).
En 2016, l’entreprise se rend de nouveau au CES et c’est le début de l’industrialisation.
En 2017, les produits Keecker sont officiellement lancés sur le marché.
Les robots Keeckers ont changé le quotidien de centaines de clients, avec plus de 1000 produits commercialisés sur le marché.
Les produits Keecker étaient censée être commercialisés dans la grands magasins d’électronique en début 2019.
La société est en cours de liquidation judiciaire depuis mars 2019.

Les levées :

Entre 2013 et 2017, Keecker a réussi à lever près de 10 millions.
En octobre 2019, grâce à un tour de table, Keecker récolte 5.2 millions de dollars de la part de Hardware club.
En mai 2013, par le biais de Kima Ventures, Keecker récolte 850 000 dollars.

 

MIAMZ’Y

Année de création : 2017

MIAMZ’Y est une société crée en 2017 à Clermont Ferrand qui propose une application mettant en relation les restaurants et les traiteurs traditionnels avec les consommateurs.
Par le biais de cette application, le consommateur peut ainsi se géolocaliser ou définir un trajet, trouver un restaurant à sa proximité, choisir un plat et définir l’horaire pour le récupérer. Le restaurant lui, de son côté, n’a plus qu’à définir les plats disponibles à emporter ainsi que les créneaux horaires de retrait des plats.
Le but de cette application est de permettre aux consommateurs de manger mieux, en ayant accès à une grande variété de plats, tout en aidant les restaurants à communiquer.
MIAMZ’Y fait partie de Bivous, booster de startups du numérique à Clermont Ferrand.
Initialement, l’application était uniquement disponible en Auvergne. A terme, l’objectif de l’entreprise était de conquérir le territoire français à 3 ans.
Fin janvier 2019, Miamz’y est déclarée en liquidation judiciaire simplifiée.

 

NEW – TECHNOLOGIC

Année de création : 2014

Fondée en 2014, New-Technologic est spécialisée dans le secteur d’activité du commerce de détail d’ordinateurs, d’unités périphériques et de logiciels en magasin spécialisé. Basée à Bordeaux depuis près de 5 ans, elle propose des services de réparation et de vente de matériel électronique.
Ses services sont partagés en 3 principales activités : la réparation de téléphone (assemblage de téléphone, réparation d’écran face avant, réparation de la recharge du téléphone, désoxydation de téléphone, réparation d’iPhone) ; la réparation de d’ordinateurs portables et de tablettes (réparation d’écran d’ordinateur portable, réparation de batteries d’ordinateur portable, réparation d’écran iPad) ; le service de vente de téléphones portables (service de vente d’iPhone, de Samsung et de Nokia).
Fin janvier 2019, la société New-Technologic est déclarée en redressement judiciaire.

 

OXIONEO IMMO

Année de création : 2014

Oxineo est une entreprise créée en 2014 à Mérignac (33). Celle-ci a développé une application d’enchères immobilières permettant de vendre ou d’acheter un bien au meilleur prix. Pendant un laps de temps préalablement défini, des offres d’achats pour tous types de biens immobiliers sont recueillis : appartements, maisons, place de parking etc…
Pour créer une enchère via l’application, 5 étapes sont nécessaires :

  • Déterminer le prix avec l’agence
  • Diffuser l’annonce et les informations utiles sur les sites d’annonces immobilières
  • Inscrire les acquéreurs qui ont visité le bien (eux seuls peuvent s’inscrire pour participer à l’enchère).
  • Attendre 24h que l’enchère se réalise et que les acquéreurs puissent faire une offre
  • Sélectionner une offre et signer un compromis de vente

Les agences immobilières Oxineo sont comptées parmi les plus renommées de France, telles que Century 21, Propriétés privées.com, Stéphane Plaza ou encore Guy Hoquet.
Depuis le début janvier 2019, l’entreprise Oxineo Immo est en cours de liquidation judiciaire simplifiée.

 

RIDERS MATCH

Année de création : 2011

Fondée en 2011 à La Baule Escoublac (44), l’entreprise Riders Match est spécialisée dans le secteur d’activité des portails internet.
A travers ridersmatch.com, elle a créé un site d’hébergement gratuit qui permet de visionner, accéder, mettre en ligne, stocker, partager et commenter des vidéos spécialisées dans les sports extrêmes (Surf, Skate, Snowboard, Ski, BMX, MTB, Freeride, Kitesurf etc.).
Tout le contenu vidéo téléchargé sur le site est automatiquement uploadé sur la chaine Riders Match du site www.dailymotion.com.
L’écosystème digital de Riders Match comprend également un blog Yahoo Sport et des réseaux sociaux. Son département agence propose aux marques des espaces de visibilité et des dispositifs de communication sur mesure, incluant notamment des influenceurs.
Depuis ces 7 dernières années, Riders Match est devenu un site de référence, qui possède une large communauté internationale, engagée grâce à des rendez-vous réguliers (concours vidéo, Best of, Top 10…).
Courant 2018, Riders Match possédait une audience importante avec 60 millions de vues, un catalogue de 14 000 vidéos, des milliers de membres à 80 % à l’international, 56 concours vidéo organisés, 332 000 fans sur les réseaux sociaux et des clients importants (GoPro, Orange, Yahoo!, Red Bull, Rip Curl…).
Depuis la mi-février 2019, l’entreprise est en cours de liquidation judiciaire simplifiée.

 

SANTECH

Année de création : 2012

Santech est une entreprise créée en 2012 à Paris. Elle est spécialisée dans l’édition de logiciel de e-santé.
Les différentes solutions digitales que développe Santech, sont dédiées à la prévention, au bien vieillir ainsi qu’aux maladies chroniques. Ces solutions digitales sont destinées aux patients, à leurs familles, aux territoires, aux acteurs de l’assurances, aux industriels et à la silver économie.
Ces solutions sont le fruit de plusieurs années de recherche dans le R&D, visant à construire des applications innovantes et efficaces pour l’ensembles des utilisateurs.
Santech propose deux applications qui permettent de devenir le principal gestionnaire de son capital santé, tout en offrant des outils d’interaction et d’administration à son entourage. La première intitulée « mieux vaut prévenir », est un assistant santé. La seconde, intitulée « Aidé et moi », est un dispositif pour favoriser l’accompagnement du senior.
Début janvier 2019, la société est déclarée en redressement judiciaire.

 

SNAPKIN

Année de création : 2013

Snapkin est une société qui a été fondée en 2013 à Montpellier. Cette entreprise propose un service inédit de modélisation 2D / 3D, à destination des professionnels de l’architecture et du bâtiment disposant d’un scanner 3D.
Ce service de modélisation 2D / 3D permet, en quatre étapes, de convertir un nuage de point en maquette Revit, DWG ou IFC, compatible avec la plupart des logiciels.
La technologie conçue par Snapkin pour le traitement des nuages de points est brevetée.
La valeur ajoutée de ce service, c’est sa rapidité d’exécution. En effet il permet de réduire de 20 à 30% le temps passé à la modélisation de bâtiments existants.
Les principaux clients de l’entreprise sont les collectivités, les bailleurs sociaux, les géomètres ou les promoteurs et les diagnostiqueurs immobiliers. Parmi ses clients, on compte Bouygues Construction, la RATP, ou encore Nexity ou Areva.
Parmi ses partenaires, l’entreprise compte quelques grands groupes tels que Microsoft Partner, Impulse Partner ou encore Bpifrance.
En 2018, Snapkin est lauréat de la première édition challenge Startups Construction Tech.
Depuis la mi-février 2019, l’entreprise Snapkin est en cours de redressement judiciaire.

 

ZETAPUSH

 

Année de création : 2015

Zetapush est une société fondée en 2015 à Cesson Sevigne qui propose une plateforme spécialisée dans la création et le développement d’applications interactives, web ou mobile.
Cette plateforme permet de créer à elle seule des applications deux fois plus rapides et deux fois moins chères. La solution permet aux développeurs de s’affranchir du développement des couches basses de leurs applications (partie serveur) mais aussi de l’hébergement et du déploiement des applications.
Zetapush est un cloud intelligent (BaaS) qui fournit des services et des authentifications sur étagères.
En utilisant le Big Data, le stockage de fichier ainsi que les moteurs de recherche, Zetapush remplace les serveurs et permet ainsi au client de se concentrer sur son métier en réduisant ses coûts et délais de mise sur le marché. L’entreprise fournit également des kits de développement pour les mobiles, les applications web, les serveurs et les objets connectés. Zetapush est proposé sous forme d’abonnement mensuel ou peut être hébergé par l’infrastructure du client.
Zetapush est partenaire de la French Tech et de Bpifrance. Elle dispose de clients tel que Smartviser, immersible Therapy, ou encore Biosensy.
Depuis la fin du mois de janvier 2019, l’entreprise est en liquidation judiciaire.

 

Les données brutes sont issues de la base d’informations fournies par notre partenaire Ellisphère. Ce baromètre est également disponible sur Channel BP.

7 bonnes raisons d’obtenir le label TRUXT !

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En tant qu’éditeur Saas, opérant sur le vaste marché des services du cloud, vous êtes constamment confrontés à la concurrence, et aux clients Grands Comptes de plus en plus exigeants pour confier leurs données les plus sensibles et confidentielles.

Alors comment vous démarquer de la concurrence, prouver votre fiabilité et inspirer la confiance ? Rien de tel qu’une distinction objective, attribuée par un tiers indépendant, pour prendre une longueur d’avance !

Le label TRUXT est délivré par exægis, l’agence de notation référente du secteur du numérique.

Véritable gage de confiance accordé pour 3 ans (avec un suivi régulier et 2 révisions annuelles), démarche vertueuse d’amélioration continue, il permet d’appuyer votre légitimité et votre visibilité auprès de votre écosystème (clients, prospects, financeurs etc.).

Pourquoi obtenir le label TRUXT d’exægis ? Réponse en 7 points !

  1. Pour remporter l’adhésion de vos prospects et vous démarquer de la concurrence

Le label TRUXT a pour objectif d’apporter une reconnaissance immédiate aux prestataires informatiques et technologiques. Gage de votre pérennité financière et de votre capacité opérationnelle, ce label est attribué à la suite d’un audit visant identifier les bonnes pratiques de votre organisation.  Ce label vous permet donc de donner une visibilité sur la qualité de votre organisation, de vous démarquer de la concurrence et de remporter l’adhésion de vos prospects.

  1. Pour convaincre vos investisseurs et conforter vos partenaires financiers (banques, bailleurs, et fonds d’investissement)

L’obtention du label TRUXT prouve la pérennité financière de votre entreprise, ainsi que sa bonne gestion opérationnelle pour les 3 années à venir. Il met en avant votre excellence opérationnelle et votre volonté de la renfocer.

  1. Pour prouver votre fiabilité et votre sérieux, malgré la taille et l’antériorité de votre entreprise

Une des grandes forces du label TRUXT est de rendre visible et identifiable les entreprises qui en bénéficient, quelques soient leur taille et leur notoriété.

  1. Pour vous benchmarker

Un rapport détaillé est remis après chaque audit (quelle que soit la notation obtenue). La notation exægis permet de réaliser un état des lieux à 360 degrés sur la gestion de votre entreprise et d’identifier ses axes d’amélioration.

  1. Pour améliorer votre image de marque

Chaque labélisé reçoit un kit de communication TRUXT. En annonçant massivement l’obtention de votre label, vous valorisez le fait d’avoir été audité et labélisé par un tiers de confiance et prouvez votre fiabilité à votre écosystème.

  1. Pour entrer dans une démarche d’amélioration continue de votre performance et viser l’excellence opérationnelle

Le label TRUXT prouve que vous mettez en place les meilleurs processus de gestion pour pérenniser et développer votre entreprise. Avec son suivi régulier et ses deux révisions annuelles, vous êtes certain de rentrer dans une démarche vertueuse, qui vous permet de progresser et de surpasser vos concurrents.

  1. Pour bénéficier de la Garantie Opérationnelle d’exægis

Le label est l eprérequis pour accéder à la garantie opérationnelle qui garantit à vos clients si le pire arrivait le dénouement de leur contrat avec vous.

Cette garantie consiste à maintenir le service en cas de défaillance ou de disparition du prestataire garanti et d’assurer sa continuité de service, jusqu’à l’échéance du contrat. Cette garantie opérationnelle s’appuie sur une méthodologie de continuité combinant compétences juridiques, techniques et financière mais aussi sur une assurance pour aller jusqu’à 25 M€.

Découvrez comment la Garantie Opérationnelle peut vous aider à conquérir de nouveaux clients et à accroître votre business et comment obtenir le label TRUXT !

Pour en savoir plus ou si vous avez la moindre question, n’hésitez pas à nous contacter au 02 47 87 10 09, par mail ou à consulter notre site www.exaegis.com.

Quels paramètres ne pas sous-estimer lorsque vous prospectez un grand compte ?

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Editeurs SaaS : Les 4 critères qui vous font échouer vos prospections.

Si vous êtes un jeune éditeur SAAS et que vous prospectez des grands comptes, vous allez devoir réaliser un véritable parcours du combattant.
Pour réduire votre cycle de vente et optimiser votre taux de transformation, préparez-vous !

Vous avez convaincu la direction métier, bravo votre proposition de valeur est validée ! Ce n’est cependant pas gagné pour autant. Le passage le plus compliqué va commencer, avec la constitution chez le grand compte d’une équipe pluridisciplinaire ( DSI, Achats, Risques, …) qui a la mission de passer en revue les différents éléments de garantie opérationnelle de votre solution, à savoir :

  • La réversibilité des données : Dans 2 cas sur 3, un éditeur se présentera face à un grand compte sans disposer d’API ou de procédure d’extraction automatique de données propices à opérer une réversibilité dans de bonnes conditions. Ce paramètre est pourtant primordial car c’est la clef de l’indépendance face à un éditeur SaaS pour un grand compte, ce critère est primordial pour lui dans les phases de négociations. Une simple mention dans vos CGV ne suffit plus pour contourner l’objection de la réversibilité des données.
  • La sécurité : Afin de minimiser les risques faisant encourir des pertes d’exploitation, les grands comptes vous questionneront sur votre politique de sécurité. Trois champs sont à prendre en compte pour celle-ci :

1. La sécurité physique (les machines sont-elles correctement protégées contre le vol, l’altération physique),
2. L’intrusion système et applicative,
3. La sécurité des processus.

  • Le Plan de Continuité d’Activité (PCA) et le Plan de Reprise d’Activité (PRA) : Ces deux éléments sont primordiaux pour démontrer votre capacité à tenir les engagements de services contractualisés. Attention à ne pas uniquement développer un PRA, qui est seulement une partie du PCA adressant les sinistres majeurs. Il est de plus essentiel d’effectuer des tests du PRA que l’on a développé. Selon nos études, 50% des éditeurs réalisent des backups mais n’ont pas de véritable plan de reprise ou se reposent sur l’hébergeur. Prospecter un grand compte en disposant d’un PCA apparaît alors comme un réel atout commercial, à l’inverse, botter en touche en expliquant que la continuité est une affaire d’hébergement peut être une raison pour vous exclure de la course par manque de maturité.
  • Votre pérennité : Une direction achat se posera la question de la pérennité financière de votre entreprise, c’est leur job, et ils savent eux aussi que 25 % des jeunes pousses qui se créent ne dépassent pas le premier exercice, 36 % échouent au bout de deux ans, et 44 % au bout de trois (selon FRENCH WEB).  Vous devez les rassurer en leur prouvant que vous serez en mesure d’honorer votre contrat jusqu’à son échéance, ou que vous avez prévu les moyens d’assurer la continuité.

Maximisez vos chances face à vos concurrents et prévoyez avec exægis des arguments et des garanties en liens  avec ces 4 points.

Chez exægis nous proposons un ensemble de services vous permettant d’apporter une garantie à ces différents paramètres :

  • Label et notation TRUXT : Cette notation, réalisée par l’agence de notation de référence pour les prestataires du numérique, vous permet de montrer « patte blanche » concernant votre pérennité financière et votre capacité opérationnelle lors de votre prospection.
  • Garantie Opérationnelle : Cette garantie vous permet d’assurer au grand compte la continuité de service quoiqu’il arrive, c’est-à-dire que le dysfonctionnement soit occasionnel ou définitif. Vous faîtes ainsi disparaître ses inquiétudes concernant les pertes de données et les pertes d’exploitation

Et si proposer la substitution d’un prestataire défaillant pouvait être une solution à la caducité du contrat de location ?

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« Mieux vaut prendre le changement par la main avant qu’il ne nous prenne par la gorge ». W.Churchill.

L’article ci-après analyse une décision de la Cour d’appel de Paris – Chambre 10 – 15 octobre 2018 n°17/04419.

Selon une jurisprudence désormais établie, « il est de règle que les contrats concomitants qui s’inscrivent dans une opération incluant une location financière ou de crédit-bail sont interdépendants et que la résiliation du contrat principal entraîne la caducité de l’autre » [1].
En effet, plus de différence entre location financière et crédit-bail, la Haute Juridiction pose désormais que la résolution d’un contrat de vente financé par crédit-bail emporte caducité de son accessoire [2]. Il n’est donc pas surprenant que la Cour d’appel de Paris pose cette règle comme préalable dans ses motifs.
Sa décision n’est donc que l’application immuable de la jurisprudence de principe applicable dans ce domaine.

Que dire de plus ?
Une phrase des motifs contestant un des arguments avancés par un des loueurs en 1ère instance [3] doit cependant attirer l’attention des loueurs. Ainsi, si l’une des sociétés loueuses avait soutenu devant le Tribunal de commerce « qu’elle a informé Z A qu’elle pouvait passer par un autre prestataire », la Cour d’appel constate qu’« il n’est par ailleurs justifié aucune proposition de substitution de prestataire de maintenance au profit de la société Z A, au lieu et place du prestataire défaillant. »

Certes, dans ce cas d’espèce, la maintenance était intégrée au contrat de location financière mais pourrait-on imaginer que, si le loueur avait formellement proposé au locataire de faire appel à un prestataire de remplacement, la décision aurait été autre. Là est ma question.
Si l’on revient à la source, la Cour de cassation dans ses deux arrêts de principe du 17 mai 2013 est venue « préciser les éléments caractérisant l’interdépendance contractuelle, en qualifiant d’interdépendants, qualification soumise à son contrôle, les contrats concomitants ou successifs s’inscrivant dans une opération incluant une location financière » [4].
Cette position semble retenir une approche objective : les contrats concomitants ou successifs incluant une location financière sont interdépendants et la résiliation à bon droit de l’un des contrats entraine l’anéantissement de l’ensemble des contrats interdépendants.
Néanmoins, l’origine de cette jurisprudence vise à ne pas laisser à la charge du client le paiement de loyers sur des biens qui sont défaillants par la disparition ou l’inexécution du prestataire.

Penchons-nous maintenant sur l’article 1186 du Code civil, issu de l’ordonnance du 10 février 2016 : « Un contrat valablement formé devient caduc si l’un de ses éléments essentiels disparaît. Lorsque l’exécution de plusieurs contrats est nécessaire à la réalisation d’une même opération et que l’un d’eux disparaît, sont caducs les contrats dont l’exécution est rendue impossible par cette disparition et ceux pour lesquels l’exécution du contrat disparu était une condition déterminante du consentement d’une partie. La caducité n’intervient toutefois que si le contractant contre lequel elle est invoquée connaissait l’existence de l’opération d’ensemble lorsqu’il a donné son consentement. »

Le 2ème alinéa de cet article évoque l’exécution de contrats nécessaire à la réalisation d’une même opération.
Il y a donc lieu de penser que si, plutôt que s’arc-bouter sur l’indépendance des conventions comme on le voit encore dans les arguments portés par les conseils des sociétés de location et… dans les contrats de location eux-mêmes, les loueurs intégraient à leur dispositif contractuel la possibilité de substituer au prestataire défaillant un prestataire de remplacement aux conditions d’origine, a fortiori lorsqu’ils perçoivent pour le compte du prestataire défaillant le coût des prestations qu’ils lui reversent ensuite, les locataires auraient quelques difficultés à soutenir que l’anéantissement du contrat de prestation (par disparition du prestataire ou inexécution de sa part) entraîne « automatiquement » la caducité du contrat de location.

Certes, la prise en compte du risque opérationnel du loueur lié à une intégration des prestations externes n’est pas à négliger mais le risque opérationnel existe bien, que le loueur accepte que les prestations du prestataire soient interdépendantes des siennes ou qu’il tente, improbablement, de les rendre indépendantes.
Néanmoins, il ne suffit pas d’affirmer simplement cette faculté de substitution du prestataire initial par un prestataire de remplacement au sein de l’ensemble du dispositif contractuel (contrat avec le partenaire/prestataire et contrat de location), il convient également de prévoir les modalités opérationnelles et juridiques de cette substitution car la complexité technique des prestations assurées ainsi que le régime des droits de propriété intellectuelle détenus par le prestataire d’origine contraignent à ce qu’une cellule interne ou externe au loueur anticipe cette substitution par la mise en place de remises à « bon droit » et de tests réguliers des éléments indispensables à cette substitution. Dans le cas contraire, la substitution est vouée à l’échec.

La continuité du service assurée au locataire est, de mon point de vue, le remède à la caducité du contrat de location, ce quelle que soit la cause de la résiliation du contrat de prestation initial (liquidation judiciaire, inexécution du contrat par le prestataire …). Encore faut-il s’être donné les moyens opérationnels et juridiques de l’assurer.

Par Christelle FORT
Avocate au Barreau de Poitiers
Paru le 22/02/2019 – LE VILLAGE DE LA JUSTICE

 

[1] Cour d’appel de Paris – Chambre 10 – 15 octobre 2018 n°17/04419.
[2] Cour de cassation, Chambre mixte, 13 avril 2018, 16-21.345.
[3] Tribunal de commerce de Paris – 9ème chambre – 20/02/2017.
[4] https://www.courdecassation.fr/jurisprudence_2/chambres_mixtes_2740/arrets_n_26504.html