Cession d’entreprise : le jeu des 7 erreurs

Image le jeu des 7 erreurs

Il n’est jamais facile de se lancer dans une cession d’entreprise. S’il est nécessaire de se faire épauler par un professionnel de la cession, il est tout aussi crucial de savoir dès le départ dans quoi on s’engage afin d’éviter les pièges les plus courants. En voici 7.

  1. Retarder sa décision
    La cession d’une entreprise est une décision difficile à prendre, mais souvent inéluctable lorsque le chef d’entreprise arrive à un certain âge. Même s’il est normal d’hésiter, il est important de ne pas mettre la question de côté, au risque de devoir accepter plus tard des conditions de cession non satisfaisantes. Réussir la cession de son entreprise, c’est d’abord y réfléchir en amont.
  1. Céder dans la précipitation
    Il faut compter généralement entre 9 et 18 mois entre le lancement de la cession et sa finalisation. Rien ne sert donc de dire oui au premier acheteur qui se présente en espérant que les choses se passent vite. Il convient de prendre le temps de choisir le meilleur remplaçant possible pour l’avenir et la pérennité de l’entreprise.
  1. Se lancer seul dans la cession
    Soyons honnête : la cession d’une entreprise est un travail à temps plein. Or, le chef d’entreprise ne doit pas négliger la gestion courante de son affaire, sous peine de commettre des erreurs qui donneront des arguments à l’acheteur pour obtenir une réduction du prix de vente. Il est illusoire de penser que le dirigeant pourra mener de front son entreprise et le processus de cession. Pour cela, il doit s’entourer d’un professionnel de la cession-acquisition, qui saura défendre ses intérêts jusqu’à la finalisation de la vente.
  1. Ne pas céder en période faste
    C’est une idée trop communément admise : « L’entreprise marche bien, ce n’est pas le moment de vendre. » Et bien justement : si ! Ce qui fait la valeur d’une entreprise, c’est sa capacité à générer des bénéfices. Attendre de perdre de l’argent pour vendre, c’est l’assurance… d’en perdre encore plus !
  1. Être trop rigide sur le prix
    À quel prix vendre ? Difficile question. Mais disons que le bon prix reste celui que l’acquéreur est décidé à payer… 70 % des acheteurs font appel aux banques pour financer l’acquisition. Les banques, elles, financent au maximum 60 % du prix de cession. Elles exigent en outre que les bénéfices distribuables de la cible couvrent à la fois le remboursement de la dette et le financement des futurs investissements.
  1. Se réjouir trop vite
    Rien n’est jamais acquis avant d’avoir encaissé le prix de la vente. Sauf exception, une cession d’entreprise est un parcours du combattant, avec son lot de pièges et de rebondissements. Seul un professionnel de la cession-acquisition est véritablement en mesure de guider le chef d’entreprise dans ce processus complexe.
  1. Rechercher son clone
    Certes, cela peut être tentant de rechercher pour son entreprise un dirigeant qui agisse dans la pure continuité de son prédécesseur. Cela n’en reste pas moins une mauvaise idée. Une cession d’entreprise, c’est aussi une formidable opportunité pour faire le point sur les faiblesses du cédant et pour rechercher un acquéreur qui dispose justement de ces compétences. Pour les PME/PMI, il s’agit souvent de qualités commerciales, par exemple. C’est ce qu’on appelle « l’alternance ».

7 bis. Accompagner trop longtemps l’acheteur
Une fois la cession finalisée, vient le temps de la transition. Sauf affinité particulière entre les parties, 6 à 12 mois de transition suffisent. Les points de divergence apparaissent généralement assez vite entre le cédant et l’acquéreur : une situation qui peut s’avérer préjudiciable pour l’entreprise. Même si c’est difficile, il faut savoir couper le cordon au bon moment.