Financer sa transition vers le SaaS en douceur

Financer sa transition vers le Saas en douceur

Financer sa transition vers le SaaS en douceur

Le mouvement est non seulement irréversible, mais sa croissance permet actuellement de soutenir la croissance de l’édition logicielle en France.

Oui, le SaaS commence à s’ancrer dans le paysage, et s’apparente à une véritable mutation d’un des pans les plus sensibles de l’industrie IT. Un à un, les distributeurs et les VARS, poussés par leurs clients utilisateurs, retiennent un modèle d’affaires fondé sur la mise à disposition de services en mode SaaS ou en mode abonné, facturables à l’usage, qui se substitue au traditionnel business model, qui, lui, était exclusivement basé sur la vente de licences d’exploitation de logiciels. Un monde ancien s’estompe, de nouvelles pratiques surgissent dans le paysage…
Cette révolution, aussi porteuse d’espoirs et d’opportunités soit-elle, n’est pas une révolution de velours. Pour ces opérateurs, et en particulier pour les éditeurs de logiciels, l’échelonnement des loyers perçus sur la durée du contrat et d’utilisation du service, éreinte des trésoreries pouvant être tendues. Les indicateurs financiers de ces entreprises vont se dégrader le temps de la transition ; du coup, les plus modestes d’entre-elles – qui composent par ailleurs la majorité du marché -, n’ont d’autre choix que de tenter, dans des conditions parfois critiques, de renforcer leur bilan. Avec à la clef des risques évidents pour le chef d’entreprise de perte de contrôle. Les prédateurs sont à l’affut… Chercher des investisseurs prend du temps, de l’énergie, ressources rares qui ne sont pas tendues vers le client.

Pourtant, des solutions alternatives, sans recours au haut de bilan, existent, qui permettent d’allier efficacité économique et indépendance capitalistique et opérationnelle.

Des loueurs spécialisés dans l’ingénierie financière dédiée aux actifs technologiques ont bâti récemment des offres structurées autour de ces problématiques. Très complémentaires, elles donnent l’opportunité aux dirigeants des fournisseurs IT de riposter aux mutations rapides de leur écosystème et de lisser sui generis le risque qu’ils encourent.

C’est notamment le cas de Leasecom, de Grenke Location, de Locam, mais également d’acteurs indépendants tels qu’ASF Consulting, mais également d’autres grands acteurs institutionnels qui élaborent des offres de financement spécifiques pour le SaaS. Ces acteurs peuvent proposer aux éditeurs en mode abonné de céder la facturation de leurs redevances sur une période définie à l’avance selon une méthodologie que je n’évoquerai pas ici, et en contrepartie d’obtenir paiement de la part de ces redevances. Cette méthode permet d’améliorer sa trésorerie et de financer son BFR au fur et à mesure de la signature de nouveaux contrats, sans recourir aux investisseurs et de maintenir son Chiffre d’Affaires. La cession du contrat, notamment en raison de jurisprudence récente en matière d’indivisibilité des contrats, impose néanmoins à ces acteurs de prendre un certain nombre de diligences, notamment sur la capacité opérationnelle du prestataire et sa pérennité financière.

La société exaegis, pour sa part, créée en 2011, a mis au point une notation financière et opérationnelle qui permet d’élaborer un profil de risque de l’entreprise étudiée.

Fondé sur l’exploitation d’une centaine de critères, l’audit débouche sur l’obtention d’un label (Truxt). L’échelle d’évaluation proposée dans ce cadre permet aux revendeurs, Vars et autres éditeurs, d’estimer leur performance à l’aune de bonnes pratiques reconnues internationalement. Et le cas échéant, d’obtenir un réel avantage différenciateur vis-à-vis de leurs concurrents. Le label Truxt permet également aux clients et aux organismes de financement de se rassurer sur la pertinence et la durabilité de la solution qu’ils ont choisie. D’autant qu’exaegis s’engage après des bailleurs à maintenir opérationnelle la solution vis-à-vis des locataires, en cas de disparition du prestataire. Un argument d’autant plus important, qu’il permet d’éluder une des principales objections des prospects candidats au SaaS, la pérennité de leur solution.

Au-delà des avantages décrits plus hauts, je vois deux avantages principaux à la généralisation de nos propositions qui, d’ailleurs, ont déjà été choisies par les acteurs clefs et volontaires à l’accompagnement du financement du SaaS. D’une part, nous participons incontestablement à une forme de sécurisation du marché qui pâtit depuis plusieurs mois, en dépit d’initiatives publiques sans effet encore aujourd’hui, de la soudaine et irréversible modification de son écosystème. Seuls des intervenants tiers, fiables et légitimes, sont en mesure d’accompagner l’inévitable consolidation de l’offre. Et ce dans une logique de minimisation des risques et de transparence de ses partenaires financiers en maintenant le service quoiqu’il arrive aux clients.

Last but not least, notre offre permet à tous les opérateurs « as a service » de s’adosser à un cortège de bonnes pratiques, qui partagées par le plus grand nombre, contribueront à une meilleure structuration de la filière et à l’amélioration du service rendu. Une communication efficace sur l’intégration de ces bonnes pratiques reconnues comme telles constituera naturellement un outil efficace de conquête et d’acquisition de nouvelles parts de marché.

                               Laurent Briziou, président exaegis