Défaillances des entreprises du secteur du numérique : analyse du 1er trimestre 2019

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Chaque trimestre depuis 2017, exægis se penche sur les défaillances des entreprises du secteur du numérique et analyse leurs évolutions.

Un taux de défaillances stable, à contrario des prévisions fin 2018

Du 1er janvier au 31 mars 2019, on enregistre 343 jugements, soit 11 de plus par rapport au dernier trimestre 2018, ce qui représente une très légère hausse de 3,3 %.
Selon la société Altares, expert de l’information sur les entreprises, cette tendance de stabilité est constatée tous secteurs d’entreprises confondus sur le 1er trimestre 2019. Pour l’instant, ce constat va donc à l’encontre des prévisions* de fin d’année 2018, qui annonçait une hausse importante des défaillances sur 2019 mais l’année n’est pas terminée…
Attendons donc d’observer les prochains résultats, afin de vérifier si cette nouvelle tendance se poursuit ou si le 1er trimestre n’aura fait que figure d’exception.  *prévisions Altares

Des startups de plus en plus touchées par les défaillances

Ce qui est intéressant de constater, c’est le nombre très important de startups concernées par les défaillances ce trimestre. Sur les 343 jugements enregistrées, 225 sont des entreprises dont la date de création est comprise entre 2011 et 2018.
La plupart avaient pourtant une idée originale, certaines avaient même levé des fonds importants mais malheureusement, leur destin les a conduites au Tribunal du Commerce.

Les défaillances du secteur du numérique au 1er trimestre 2019

Sur les 343 jugements enregistrés au 1er trimestre 2019, on constate 163 liquidations judiciaires, 114 liquidations judiciaires simplifiées et 66 redressements judiciaires, soit 80.8 % de liquidations.
Compte tenu du nombre important de startups concernées par un jugement au cours de ce trimestre, voici une sélection de 10 d’entre elles, dont la date de création se situe après 2012 :

CITYLITY

Année de création : 2014

Implantée à Lyon, CityLily est une société active depuis 2014. Elle propose une application mobile qui centralise plusieurs services dans le but d’améliorer le confort de ses utilisateurs, à leur domicile, au travail ou en ville.
Au domicile, l’application permet d’échanger des informations entre voisins (offre de babysitting, petits services etc…), d’être en relation avec un gestionnaire, de signaler des besoins d’intervention ainsi que de suivre les actualités liées à la résidence.
Au travail, l’application permet de signaler un besoin d’intervention aux Services Généraux (problème d’imprimante, de lumière etc…), de centraliser des informations (actualités, notifications etc…), ainsi que de créer une communauté entre collègue.
En ville, l’application permet de découvrir les commerces de proximité, les lieux touristiques et les nouveautés, de créer un lien avec la mairie ou encore de déclarer un incident lié à la ville (chaussée déformée, nid de poule, lampadaire en panne etc…).
L’application à comptabilisé plus de 30 000 utilisateurs en 5 ans, 15 000 incidents ont pu être résolus et 4000 messages ont été échangés entre voisins.
En avril 2016, Citylity est sélectionné par Challenge, parmi les « 1 000 startups où investir ».
En juin 2017, la startup remporte le prix « Coup de cœur » du jury Engie Innovation Week.
En juin 2018, l’entreprise rejoint le Hub@Luxembourg, afin d’accélérer son développement à l’international.
En juillet 2018, CityLity remporte le 2ème prix de concours Startup Enedis Sillon Rhodanien.
Fin d’été 2018 que l’entreprise a pour projet de devenir la solution de référence pour la ville intelligente et une véritable Smart eNation au Luxembourg et en France.
L’objectif de CityLity était de tripler le nombre de ses utilisateurs d’ici la fin de l’année 2018…
En Janvier 2019, une procédure de redressement judiciaire est prononcée. Depuis la fin février 2019, CityLity est en cours de redressement judiciaire.

Les levées :

En septembre 2015, CityLity réalise une levée de fonds de 200 000 euros auprès de plusieurs investisseurs dont Thierry Immobilier et Business Angels.
En 2016, la startup réalise une première levée de fonds de 800 000 €. 3 mois après, CityLity annonce une nouvelle levée de 340 000 €.

DATA2B

Année de création : 2015

DATA2B a été fondé à Rennes en 2015. Cette entreprise est spécialisée dans le traitement des données massives par intelligence artificielle, il s’agit également d’un éditeur de logiciels de DATA Science. Leurs logiciels permettent d’atteindre les objectifs business de leurs clients en se basant sur les données.
L’objectif de DATA2B : permettre aux acteurs des secteurs traditionnels d’opérer comme les géants du web.
L’entreprise a également développé une plateforme Big Data Science, sur laquelle les applications (Data Products) peuvent automatiquement produire des préconisations d’actions pour résoudre les différents problèmes métiers.
Les services de Data2B gravitent autour de 3 offres : la recherche et le développement, les professional services et les formations / conférences.
DATA2B fait partie de la French Tech. En 2015, elle est au lauréat des challenges Big Data.
En mars 2017, l’entreprise s’agrandit avec l’ouverture de bureau à Barcelone et à Paris en mai 2017.
En septembre 2017 l’entreprise est sélectionnée par l’accélérateur NUMA pour l’ouverture d’une filiale au Mexique.
En mars 2018, l’entreprise remporte le « Challenge pour l’accélération Digitale de L’Ouest » (CADO), dans la catégorie « Territoire Intelligents ».
Début 2018, DATA2B réalise une levée de fonds de 350 000 euros.
Depuis mars 2019, l’entreprise DATA2B est en cours de liquidation judiciaire.

 

KEECKER

Année de création : 2012

Keecker a vu le jour en 2012 à Paris. Cette entreprise est spécialisée dans la conception hardware de robotique B2C.
Pendant 6 ans Keecker a dédiée son activité à la création d’un robot multimédia évolutif. Ce compagnon de vie à domicile, totalement autonome, est capable de se déplacer seul, de parler et de répondre aux besoins multimédias du quotidien (accéder à des vidéos à distance, projeter un film sur un mur, diffuser de la musique, ainsi que de mettre en place une vidéo conférence). En effet ce robot est équipé d’un projecteur à LED orientable à 90° (pour une image de 2 mètres de diagonale avec 1.50 m de recul), de trois caméras pour une vision à 360°, de quatre haut-parleurs de 10 watts et d’un caisson de basse de 50 watts. Son but étant de simplifier le plus possible la technologie au domicile. Le robot peut également surveiller à distance la maison et les enfants.
En 2013, l’entreprise produit le premier prototype de son robot, appelé « YODA ». Celui-ci est dévoilé en 2014 au CES, le salon mondial de la High Tech de Las Vegas. Quelques investisseurs, dont la société d’investissements Hardware Club et le groupe Seb, investissent dans ce robot innovant cent pour cent français. Une campagne Kickstarter permet de valider le concept et le marché.
En 2015, le prototype final, prénommé « EVE », est lancé (8kg et 40cm).
En 2016, l’entreprise se rend de nouveau au CES et c’est le début de l’industrialisation.
En 2017, les produits Keecker sont officiellement lancés sur le marché.
Les robots Keeckers ont changé le quotidien de centaines de clients, avec plus de 1000 produits commercialisés sur le marché.
Les produits Keecker étaient censée être commercialisés dans la grands magasins d’électronique en début 2019.
La société est en cours de liquidation judiciaire depuis mars 2019.

Les levées :

Entre 2013 et 2017, Keecker a réussi à lever près de 10 millions.
En octobre 2019, grâce à un tour de table, Keecker récolte 5.2 millions de dollars de la part de Hardware club.
En mai 2013, par le biais de Kima Ventures, Keecker récolte 850 000 dollars.

 

MIAMZ’Y

Année de création : 2017

MIAMZ’Y est une société crée en 2017 à Clermont Ferrand qui propose une application mettant en relation les restaurants et les traiteurs traditionnels avec les consommateurs.
Par le biais de cette application, le consommateur peut ainsi se géolocaliser ou définir un trajet, trouver un restaurant à sa proximité, choisir un plat et définir l’horaire pour le récupérer. Le restaurant lui, de son côté, n’a plus qu’à définir les plats disponibles à emporter ainsi que les créneaux horaires de retrait des plats.
Le but de cette application est de permettre aux consommateurs de manger mieux, en ayant accès à une grande variété de plats, tout en aidant les restaurants à communiquer.
MIAMZ’Y fait partie de Bivous, booster de startups du numérique à Clermont Ferrand.
Initialement, l’application était uniquement disponible en Auvergne. A terme, l’objectif de l’entreprise était de conquérir le territoire français à 3 ans.
Fin janvier 2019, Miamz’y est déclarée en liquidation judiciaire simplifiée.

 

NEW – TECHNOLOGIC

Année de création : 2014

Fondée en 2014, New-Technologic est spécialisée dans le secteur d’activité du commerce de détail d’ordinateurs, d’unités périphériques et de logiciels en magasin spécialisé. Basée à Bordeaux depuis près de 5 ans, elle propose des services de réparation et de vente de matériel électronique.
Ses services sont partagés en 3 principales activités : la réparation de téléphone (assemblage de téléphone, réparation d’écran face avant, réparation de la recharge du téléphone, désoxydation de téléphone, réparation d’iPhone) ; la réparation de d’ordinateurs portables et de tablettes (réparation d’écran d’ordinateur portable, réparation de batteries d’ordinateur portable, réparation d’écran iPad) ; le service de vente de téléphones portables (service de vente d’iPhone, de Samsung et de Nokia).
Fin janvier 2019, la société New-Technologic est déclarée en redressement judiciaire.

 

OXIONEO IMMO

Année de création : 2014

Oxineo est une entreprise créée en 2014 à Mérignac (33). Celle-ci a développé une application d’enchères immobilières permettant de vendre ou d’acheter un bien au meilleur prix. Pendant un laps de temps préalablement défini, des offres d’achats pour tous types de biens immobiliers sont recueillis : appartements, maisons, place de parking etc…
Pour créer une enchère via l’application, 5 étapes sont nécessaires :

  • Déterminer le prix avec l’agence
  • Diffuser l’annonce et les informations utiles sur les sites d’annonces immobilières
  • Inscrire les acquéreurs qui ont visité le bien (eux seuls peuvent s’inscrire pour participer à l’enchère).
  • Attendre 24h que l’enchère se réalise et que les acquéreurs puissent faire une offre
  • Sélectionner une offre et signer un compromis de vente

Les agences immobilières Oxineo sont comptées parmi les plus renommées de France, telles que Century 21, Propriétés privées.com, Stéphane Plaza ou encore Guy Hoquet.
Depuis le début janvier 2019, l’entreprise Oxineo Immo est en cours de liquidation judiciaire simplifiée.

 

RIDERS MATCH

Année de création : 2011

Fondée en 2011 à La Baule Escoublac (44), l’entreprise Riders Match est spécialisée dans le secteur d’activité des portails internet.
A travers ridersmatch.com, elle a créé un site d’hébergement gratuit qui permet de visionner, accéder, mettre en ligne, stocker, partager et commenter des vidéos spécialisées dans les sports extrêmes (Surf, Skate, Snowboard, Ski, BMX, MTB, Freeride, Kitesurf etc.).
Tout le contenu vidéo téléchargé sur le site est automatiquement uploadé sur la chaine Riders Match du site www.dailymotion.com.
L’écosystème digital de Riders Match comprend également un blog Yahoo Sport et des réseaux sociaux. Son département agence propose aux marques des espaces de visibilité et des dispositifs de communication sur mesure, incluant notamment des influenceurs.
Depuis ces 7 dernières années, Riders Match est devenu un site de référence, qui possède une large communauté internationale, engagée grâce à des rendez-vous réguliers (concours vidéo, Best of, Top 10…).
Courant 2018, Riders Match possédait une audience importante avec 60 millions de vues, un catalogue de 14 000 vidéos, des milliers de membres à 80 % à l’international, 56 concours vidéo organisés, 332 000 fans sur les réseaux sociaux et des clients importants (GoPro, Orange, Yahoo!, Red Bull, Rip Curl…).
Depuis la mi-février 2019, l’entreprise est en cours de liquidation judiciaire simplifiée.

 

SANTECH

Année de création : 2012

Santech est une entreprise créée en 2012 à Paris. Elle est spécialisée dans l’édition de logiciel de e-santé.
Les différentes solutions digitales que développe Santech, sont dédiées à la prévention, au bien vieillir ainsi qu’aux maladies chroniques. Ces solutions digitales sont destinées aux patients, à leurs familles, aux territoires, aux acteurs de l’assurances, aux industriels et à la silver économie.
Ces solutions sont le fruit de plusieurs années de recherche dans le R&D, visant à construire des applications innovantes et efficaces pour l’ensembles des utilisateurs.
Santech propose deux applications qui permettent de devenir le principal gestionnaire de son capital santé, tout en offrant des outils d’interaction et d’administration à son entourage. La première intitulée « mieux vaut prévenir », est un assistant santé. La seconde, intitulée « Aidé et moi », est un dispositif pour favoriser l’accompagnement du senior.
Début janvier 2019, la société est déclarée en redressement judiciaire.

 

SNAPKIN

Année de création : 2013

Snapkin est une société qui a été fondée en 2013 à Montpellier. Cette entreprise propose un service inédit de modélisation 2D / 3D, à destination des professionnels de l’architecture et du bâtiment disposant d’un scanner 3D.
Ce service de modélisation 2D / 3D permet, en quatre étapes, de convertir un nuage de point en maquette Revit, DWG ou IFC, compatible avec la plupart des logiciels.
La technologie conçue par Snapkin pour le traitement des nuages de points est brevetée.
La valeur ajoutée de ce service, c’est sa rapidité d’exécution. En effet il permet de réduire de 20 à 30% le temps passé à la modélisation de bâtiments existants.
Les principaux clients de l’entreprise sont les collectivités, les bailleurs sociaux, les géomètres ou les promoteurs et les diagnostiqueurs immobiliers. Parmi ses clients, on compte Bouygues Construction, la RATP, ou encore Nexity ou Areva.
Parmi ses partenaires, l’entreprise compte quelques grands groupes tels que Microsoft Partner, Impulse Partner ou encore Bpifrance.
En 2018, Snapkin est lauréat de la première édition challenge Startups Construction Tech.
Depuis la mi-février 2019, l’entreprise Snapkin est en cours de redressement judiciaire.

 

ZETAPUSH

 

Année de création : 2015

Zetapush est une société fondée en 2015 à Cesson Sevigne qui propose une plateforme spécialisée dans la création et le développement d’applications interactives, web ou mobile.
Cette plateforme permet de créer à elle seule des applications deux fois plus rapides et deux fois moins chères. La solution permet aux développeurs de s’affranchir du développement des couches basses de leurs applications (partie serveur) mais aussi de l’hébergement et du déploiement des applications.
Zetapush est un cloud intelligent (BaaS) qui fournit des services et des authentifications sur étagères.
En utilisant le Big Data, le stockage de fichier ainsi que les moteurs de recherche, Zetapush remplace les serveurs et permet ainsi au client de se concentrer sur son métier en réduisant ses coûts et délais de mise sur le marché. L’entreprise fournit également des kits de développement pour les mobiles, les applications web, les serveurs et les objets connectés. Zetapush est proposé sous forme d’abonnement mensuel ou peut être hébergé par l’infrastructure du client.
Zetapush est partenaire de la French Tech et de Bpifrance. Elle dispose de clients tel que Smartviser, immersible Therapy, ou encore Biosensy.
Depuis la fin du mois de janvier 2019, l’entreprise est en liquidation judiciaire.

 

Les données brutes sont issues de la base d’informations fournies par notre partenaire Ellisphère. Ce baromètre est également disponible sur Channel BP.

L’ITIL : une aide contre les défaillances IT

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Pourquoi certaines défaillances d’entreprises continuent-elles de se produire malgré l’accès à un référentiel de bonnes pratiques comme l’ITIL ? Pourquoi cette synthèse des meilleures pratiques de gestion des services informatiques n’est-elle pas adoptée par toutes les organisations ?

Un certain nombre de professionnels reprochent à l’ITIL (Information Technology Infrastructure Library ou Bibliothèque pour l’infrastructure des technologies de l’information) de ne pas expliquer la procédure à suivre. D’autres la trouvent très compliquée à lire.

La première remarque peut être comparée à une leçon de conduite : l’élève se plaint car on lui dit qu’il est primordial de regarder régulièrement les rétroviseurs, mais on ne lui explique pas comment faire. N’importe quel moniteur répondra que la circulation routière change constamment et que conduire en sécurité ne veut pas seulement dire conduire, mais aussi faire attention à ce qui se passe devant et derrière soi et réagir de manière appropriée. La fréquence à laquelle le conducteur doit vérifier ses rétroviseurs dépend de la route, du trafic, de la vitesse, des réflexes des conducteurs et de nombreux autres facteurs qui peuvent être uniques et dépendre de la situation. La compréhension et l’appréciation de la logique derrière le conseil suffit à expliquer l’application des conseils.

Guide exaegis : Comment choisir son prestataire ?

En 2004, Michael Porter, professeur de stratégie d’entreprise à l’université d’Harvard, déclarait : « La façon dont une entreprise gère certaines de ses activités est une réflexion de son histoire, de sa stratégie et de sa façon de la mettre en œuvre, ainsi que le budget sous-jacent de ces mêmes activités ». L’ITIL doit donc pouvoir être utilisée par toutes les entreprises, indépendamment de leur maturité, de leur taille et de leurs ressources, tout en appliquant les théories de la contingence et le principe du management par objectifs pour que son référentiel réponde au « comment faire ».

En ce qui concerne la seconde remarque au sujet de la difficulté de lecture, l’ITIL est une bibliothèque comprenant des livres écrits par plusieurs auteurs et, comme on peut s’y attendre, de différents styles, bien que les éditeurs de logiciels essayent vivement d’obscurcir ces différences (certains avouent cependant n’en lire que certaines parties).

D’abord définie par l’agence gouvernementale britannique du commerce (OGC) dans les années 80, l’ITIL prend ses racines dans deux disciplines principales : l’informatique de gestion (ITM) et la gestion des services. Elle puise également ses connaissances dans le management de la qualité, l’ingénierie des procédés, la comptabilité, la stratégie, le commerce, le marketing et le management du personnel. Ses pratiques sont soutenues par diverses théories, qui incluent du management de la qualité, de la gestion du changement, de l’encadrement, ainsi que des fondements comportant de la gestion d’échéances, de l’établissement d’objectifs, tout ce qui concerne la planification, la visualisation, le changement par étapes…

Bien que certaines de ces disciplines et théories soient mentionnées dans les publications, cela ne suffit pas à les comprendre entièrement. Pour obtenir la compréhension entière, mais surtout nécessaire, qui permettra d’appliquer correctement ces conseils et d’obtenir des résultats, il faut s’appuyer sur des lectures autres que les publications.

Etant donné la nature dynamique de l’environnement d’exploitation, l’innovation constante et les progrès dans l’ensemble des connaissances, les professionnels doivent constamment revoir les pratiques de gestion des services informatiques en prenant en compte le changement des besoins des entreprises, le changement dans l’environnement, de l’innovation et des ressources disponibles.

Ce qui relevait de l’excellence hier ne l’est peut être plus aujourd’hui. Il y a dix ans, les cyber menaces n’étaient pas un problème. Ce n’est plus le cas en 2016. Les professionnels doivent continuer de se tenir informés des innovations et des ajouts à l’ensemble des connaissances en fréquentant régulièrement des événements et en s’abonnant à des publications pertinentes. La correction des défaillances, associée à l’atteinte de la réputation de l’entreprise sont plus coûteux à réparer que de consacrer du temps et quelques euros pour mettre en œuvre de meilleures pratiques.

 

10 défaillances significatives du secteur numérique (2ème trimestre 2016)

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Après les défaillances IT du premier trimestre, exaegis se penche cette fois sur celles du deuxième trimestre, toujours en se basant sur les trois types de jugement synonymes de risque fort de défaillance (redressement judiciaire, liquidation judiciaire et liquidation judiciaire simplifiée). Les statistiques utilisées se basent une fois de plus sur les codes APE

 

 

novacom-associés

Capital social : 780 000 ; Effectif : 24 salariés

Novacom Associés est une agence de conseils et de conception de dispositifs de communication et de marketing relationnels. Créée en 2003, elle proposait le concept de « Digital in Situ », c’est-à-dire la mise en place de systèmes digitaux créant une interactivité entre le lieu, le client et les produits proposés. Malgré de très bonnes références ( Renault, Canalsat et Canal +, Orange, Jaguar, la Maaf etc…) et des prix importants ( Grand Prix de la Publicité en 2007 et le Prix de la meilleure stratégie internet en 2009, labellisée entreprise innovante par Oséo Anvar ), l’agence a été placée en liquidation judiciaire le 31 avril 2016

 

Nware_Logo

Capital social : 691 900 ; Effectif : 50 salariés

Nware est une entreprise spécialisée dans l’accompagnement dans la transformation des infrastructures SI et dans la cybersécurité depuis 2008, elle est labellisée Jeune Entreprise Innovante en 2011. Peu d’informations financières sont disponibles, Nware  ne publiant pas ses bilans, elle semble avoir a réalisé un chiffre d’affaires de 6,7 millions d’euros en 2013 avec 102 salariés  et était alors en phase de recrutement d’une trentaine de salariés d’ici trois ans. Après le rachat de l’ingénierie Orbytes en 2014, la SSII était en phase de déploiement dans tout le pays, et avait comme ambition d’évoluer vers le métier de fournisseur de services Cloud, et annonçait le triplement de son CA. Nware comptait parmi ses clients la Société Générale, Mondiale Assistance, Essilor, Rhodia. Initialement en placée en redressement judiciaire au début du mois d’avril 2016, elle a finalement été rachetée le 14 juin dans le cadre d’un plan de cession par NEXTIRAONE. 

 

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Capital social : 525 000 € ; Effectif : 20 salariés

Teletech International est un centre d’appel crée en 1993 proposant des solutions CRM personnalisées pour les entreprises via sa propre plateforme, Nest CRM. Elle a été récompensée par le prix Arseg de l’environnement de Travail 2012, le Trophée Mieux Vivre en Entreprise 2013 et l’Espoir du Management 2014. Elle comptait parmi ses références Total, la mutuelle Unéo, Cétélem, Epson, Versatel …etc. Teletech a bénéficié d’importants soutiens financiers publics notamment  6,5 millions d’euros pour la réhabilitation de l’ancien site AMORA de Dijon contre une promesse d’emploi de 400 personnes. A la base en redressement judiciaire en février, l’entreprise est rachetée par FINARE, la holding du courtier ECA Assurance .

golaem

Capital social : 137 280 € ; Effectif : 14 salariés

Golaem est une startup fondée en 2009 dont l’activité se base autour de la création de foules virtuelles, par le biais du logiciel Golaem Crowd, utilisé notamment par les productions cinématographiques et publicitaires ( Astérix au service de sa majesté, une publicité Orange).  Ce logiciel qualifié comme un « outil prêt à l’emploi » lui a permis de de se faire connaître à l’international dans le film Warm Bodies et dans un épisode de la série à succès Game of Thrones. Elle a réussi à lever 525 K€ en 2012, puis 600 k€ en 2014. Malgré tout, l’entreprise est en redressement judiciaire depuis le mois de juin.

 

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Capital social : 122 410 ; Effectif : 12 salariés

Navidis  est une entreprise qui a développé une plateforme numérique de services de proximité basée sur le SoLoMo (Social/Local/Mobile) et qui permet par exemple, d’augmenter ses revenus, de faire des économies …etc. En 2010, elle a obtenu le Prix spécial du jury au Festival Fimbacte et le prix de la catégorie “Business & Services Innovations” au FTTH Innovation Awards. Elle a également reçu le label « Reconnu d’intérêt Pédagogique » du Ministère de l’Education Nationale, ainsi que deux lauréats d’appel à projets en 2012. L’entreprise avait des clients comme le Microsoft, Schneider, Cofiroute et des institutions et des collectivités ( RMN, Conseil Régional d’Ile-de-France, Ministère de la Culture et de la Communication …etc.). L’entreprise est en redressement judiciaire depuis fin juin.

 

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Capital social : 96 080 € ; Effectif : 20 salariés

Ezakus est  une entreprise fondée en 2011 qui se présente comme une plateforme mettant en contact les marques ainsi que les internautes en fonction de leurs affinités réelles, qu’ils aient l’intention d’acheter ou qu’ils soient déjà clients. Elle permet également d’optimiser les actions marketing depuis l’acquisition jusqu’à la fidélisation client. Par l’intermédiaire d’IDinvest, elle est parvenue à finaliser une levée de 2,2 millions d’euros en 2011 et de 2.5 millions d’euros en 2013. D’abord placée en redressement judiciaire puis en plan de cession en juin, elle est rachetée par NP6, spécialisé dans l’emailing et la relation clients.

baobaz

Capital social : 96 000 € ; Effectif : 47 salariés

Baobaz est une agence web fondée en 2000 spécialisée en E-commerce et en accompagnement de projets de communication et d’e-marketing, travaillant principalement avec des marques ( Burton, Aubade, Etam, La Halle, Zadig & Voltaire …etc. ). En 2012, les résultats financiers disponibles montrent une progression du CA (atteignant 5,3 M€) mais également une dégradation forte de son résultat d’exploitation passant de 81 k€ à -300 k€.  En 2015, elle rejoint le groupe Revolution 9. Elle est en redressement judiciaire depuis la fin du mois de juin.

 

2ymedia

Capital social : 88 904 € ; Effectif : 20 salariés

2 Y Media, plus connue sous le nom d’AdServerPub, est une startup spécialisée dans la diffusion de compagnes publicitaires en ligne  et de ciblage d’internautes créée en 2009. Elle compte parmi ses clients La Redoute, Meetic, TV5Monde, Pixmania ou encore Zalando et a effectué une levée de fonds de 2 millions d’euros en 2013 pour se développer à l’international ( Allemagne, Espagne ). Cependant, elle est en redressement judiciaire depuis le mois de juin.

idyalconsulting

Capital social : 50 000 € ; Effectif : 20 salariés

Idyal Consulting est une agence créée en 2006 qui propose des solutions destinées notamment à l’amélioration et à l’accompagnement des SI. De 2008 à 2012, elle a bénéficié du Crédit d’Impôt Recherche (CIR) et a pu installer un local à Dakar en 2013. Malgré de bonnes références ( BNP Paribas, la Société Générale, SFR, Cofrac et Axa IM ), l’agence est en redressement judiciaire depuis la fin du mois de juin.

 

savemysmartphone

Capital social : 44 064 € ; Effectif : 20 salariés 

Save My Smartphone est une startup créée en 2013 qui propose de la réparation de smartphones et de tablettes et dont l’objectif à long terme est d’apporter un service de réparation dans la journée pour n’importe quel objet connecté dans le monde. Elle a obtenu le Pass French Tech dans le cadre du programme Fast Track de Cap Digital et a effectué une levée de fonds de 15 millions d’euros en 2015. Les objectifs affichés sont alors très ambitieux ( développement en province sous forme de franchise, création de corners de réparation dans des boutiques d’opérateurs de téléphonie mobile), l’entreprise est en redressement judiciaire depuis début juillet. Le CEO livre son analyse sur le site MEDIUM.

 

Le secteur du numérique se développe constamment et les entreprises/startups sont très nombreuses dans ce secteur devenu très concurrentiel. Dans ce contexte, les défaillances sont inéluctables, d’autant plus que les modèles économiques sont peu éprouvés. Il est important d’anticiper ces défaillances que vous soyez clients, financeurs ou investisseurs des entreprises du numérique. Le recours à un tiers de confiance apparaît comme une garantie de sécurité dans la phase de sélection de vos partenaires, dans  la surveillance continue de la santé financière (cf . évaluer la santé financière de votre futur prestataire SaaS) et opérationnelle, voire in-fine dans la souscription d’une garantie de continuité de service auprès du tiers de confiance.                      

 

10 défaillances significatives du secteur numérique

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Pour le premier trimestre 2016, Exaegis a relevé les entreprises dans le secteur du numérique qui correspondent aux trois types de jugement synonymes de risque fort de défaillance : redressement judiciaire, liquidation judiciaire et liquidation judiciaire simplifiée. Les statistiques utilisées se basent sur les codes APE, leur classification est donc approximative.

FLOP10

e merchant

Chiffre d’affaires 2014 : 19 032 K€ ; Effectif : environ 100 à 200 salariés

Filiale de PIXMANIA proposant des plateformes e-commerce, des services opérationnels (acquisition de trafic, webmastering, service client …) et du consulting. En octobre 2015, elle est placée en redressement judiciaire pour cessation de paiement avec une période d’observation de 6 mois pour éventuellement trouver des repreneurs ou des partenaires. Elle a finalement été rachetée en février 2016 par Vente-Du-Diable, également professionnel de l’e-commerce.

Chiffre d’affaires 2014 : 5 219 K€ ; Effectif : environ 20 à 50 salariés

Elle propose de nombreuses prestations variées : audit, conseils, assistance technique, management de projet, déploiement et planning de réseau, design… etc. En 2012, elle crée Strathom International et possède à présent des structures opérationnelles en France, en Grande-Bretagne, en Suisse, au Maroc et en Inde. En redressement judiciaire depuis le mois de février 2016.

starlogChiffre d’affaires 2012 : 2 949 K€ ; Effectif : environ 20 salariés

Entreprise proposant des prestations d’audit, de conseil, de développement, des prestations au forfait et de la commercialisation et la vente de matériels ainsi que de logiciels informatiques. En 2012, elle bénéficie d’une procédure de sauvegarde et d’un plan de sauvegarde l’année suivante. Malgré cela, elle a subi une liquidation judiciaire au mois d’avril 2016.

chrisarChiffre d’affaires 2014 : 710K€ ; Effectif : environ 20 salariés

Entreprise de développement de logiciels créée en 2003. Elle est à la base spécialisée dans les domaines de l’acoustique, du traitement du signal et de données. En 2007, elle élargit son spectre de compétences dans les domaines de l’informatique, de l’électronique et de la mécanique à la suite de son succès naissant (Jeune Entreprise Innovante en 2005) : elle conçoit et développe des logiciels et des systèmes électroniques pour la simulation acoustique sous-marine et aérienne. En dépit de sa participation à de nombreux projets collaboratifs labellisés par le Pôle Mer Méditerranée et son champ de compétences très large, l’entreprise est en redressement judiciaire depuis février 2016.

ssl europaChiffre d’affaires 2012 : 250K€ ; Effectif : environ 50 salariés

Elle propose des solutions serveurs, la signature électronique de documents, la traçabilité des échanges dématérialisés et des solutions de convergence dont l’authentification dans le but d’optimiser la sécurité numérique de ses clients. En 2014, elle ouvre deux filiales à l’étranger : une à Sydney en Australie et une à Nankin en Chine. En redressement judiciaire depuis avril 2016.

Crash Test exaegis

urbansChiffre d’affaires 2013 : 1 580 K€ ; Effectif : environ 25 salariés

Entreprise spécialisées dans les applications mobiles professionnelles sous système d’exploitation Android. Au printemps 2015, elle parvient a levé 700 000 euros, dont 150 00 euros auprès de Bretagne Sud Angels. L’entreprise avait déjà réussi en 2014 à lever 1 M€ pour financer des activités de R&D Elle obtient la même année le trophée « Performance commerciale par l’innovation numérique » par les Dirigeants Commerciaux de France. En cours de liquidation judiciaire depuis février.

dsfiChiffre d’affaires 2014 : 426 500 € ; Effectif : environ 5 salariés

Groupe de marketing et de communication digitale créé en 2003, répartie en trois divisions : corporate, numérique et events. Elle propose des services très variés en création de site web, de supports de communication, de l’organisation événementiel …etc. En liquidation judiciaire simplifiée depuis le début du mois d’avril et est actuellement en plan de cession.

beetree

Chiffre d’affaires : Non communiqué ; Effectif : 2 salariés

Service de e-santé qui propose une plate-forme de télésurveillance médicale pour les personnes atteintes de maladies chroniques et âgées de plus de 60 ans. En liquidation judiciaire depuis le mois de mars

netengo

Chiffre d’affaires : Non communiqué ; Effectif : 2 salariés

SSII spécialisée dans la création de solutions pour l’E-tourisme et l’e-commerce, avait lancé le concept du NTG Booking, un moteur de réservation utilisant la technologie NFC, qui a la particularité d’être multi-hébergements et multi-établissements. En liquidation judiciaire simplifiée depuis février.

vitaclicChiffre d’affaires 2014 : 1 335 455 € ; Effectif : environ 50 salariés

Application créée par Carturis, qui constitue un dossier santé sur le web où on peut y déposer et gérer toutes ses données médicales. En liquidation judiciaire depuis le mois de mai.

Des précautions utiles

Exaegis peut intervenir comme un tiers de confiance pour la continuité d’activité de ces entreprises dites « à risques » et permet une garantie de sécurité pour les éventuels financeurs si l’entreprise venait à à avoir des difficultés. Dans le contexte du SaaS, le recours à un tiers de confiance devient incontournable pour créer un plan d’urgence qui permet de :

  • Fournir un accès indépendant aux données, même si le fournisseur cesse son activité,
  • Bénéficier des données et permettre l’utilisation des applications,
  • Assurer la continuité d’exploitation opérationnelle de l’application,
  • Utiliser les applications SaaS pour une période prolongée pour évaluer les options de remplacement,
  •  S’assurer une fois le nouveau choix retenu que les données disparaissent des anciens serveurs.

Réaliser toutes ces opérations nécessite de pouvoir s’accorder en totale confidentialité et en totale indépendance avec toutes les parties prenantes, sans jamais que le risque pour le prestataire de se voir piller sa technologie soit soulevé.