Défaillances des entreprises du secteur du numérique : analyse du 2ème trimestre 2019

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Tous secteurs confondus, 12 347 défaillances d’entreprises ont été enregistrées au 2ème trimestre 2019. Selon Altares, société experte de l’information sur les entreprises, cela représente une baisse de 3,1 % par rapport au 2ème trimestre 2018 mais qu’en est-il du côté des entreprises du secteur du numérique ?

Chaque trimestre depuis 2017, exægis se penche sur les défaillances des entreprises du secteur du numérique et analyse leurs évolutions.

Une stabilité qui se poursuit au fil des trimestres

Du 1er avril au 30 juin 2019, 336 jugements étaient enregistrés dans ce secteur, soit 7 de moins par rapport au 1er trimestre 2019 et 13 de plus par rapport au 2ème trimestre de l’année 2018. Autant dire que le nombre de défaillances restent stables, contrairement aux estimations de fin d’année 2018, qui prévoyaient une forte augmentation.

Les startups toujours très touchées par les défaillances

Le trimestre précédent, le nombre de startups concernées par un jugement était très conséquent : 225 sur un total de 336 (entreprises dont la date de création est comprise entre 2011 et 2018). Ce semestre, on note que la tendance se poursuit, puisqu’elle concerne 215 startups.

Pour découvrir le type d’entreprises concernées par un jugement ce trimestre, nous vous proposons un aperçu à travers une sélection et une présentation de 10 d’entre elles.

Les données brutes sont issues de la base d’informations fournies par notre partenaire Ellisphères.

Ce baromètre est également disponible sur ChannelBP.

Les défaillances du secteur du numérique au 2ème trimestre 2019

Sur les 336 jugements enregistrés au 2ème trimestre 2019, on constate 182 liquidations judiciaires, 101 liquidations judiciaires simplifiées et 53 redressements judiciaires, soit 84,2 % de liquidations.

ADDENDA SOFTWARE 

La société AddenDa Software a été créée en 1983 à Suresnes (92). Depuis plus de 35 ans, elle est spécialisée dans l’édition de logiciels dédiés à la gestion des Services Généraux, afin de faciliter l’environnement de travail des collaborateurs et accompagner les entreprises dans l’optimisation de leurs performances.

A travers sa gamme Adden+, l’entreprise couvre tous les types de gestion (financière, technique et graphique). Disponibles en mode licences ou SaaS (abonnement Cloud), les logiciels proposés par la société AddenDa Software ont pour but d’optimiser la gestion des achats, des stocks, des immobilisations… A cela s’ajoute des prestations physiques permettant un accompagnement dans l’exploitation des logiciels.

Des services d’Addenda Software sont disponibles via la plateforme de l’UGAP. Addenda Software est également associé à l’éditeur de logiciel leader dans le domaine des Systèmes d’informations hospitaliers, MiPih et bien d’autres.

En avril 2019, Addenda Software est déclarée en redressement judiciaire.

CBIEN

La startup parisienne Cbien, créée en 2013, cherche à apporter une réponse à l’accroissement des cambriolages. Cette solution, dispensée grâce à une plateforme cloud disponible sur iOS, Android et web, propose à chaque particulier la possibilité de sécuriser ses biens matériels. En effet, par la simple prise de photos des biens et de leurs codes-barres, chaque particulier peut avoir accès à la valeur réelle de ses biens.

Ainsi, cette société a très rapidement séduit les particuliers mais également les assureurs qui voient dans ce service, une véritable opportunité de se rapprocher de leurs clients et de leurs proposer de nouvelles fonctionnalités.

C’est pourquoi Cbien réussit à lever 1,4 million d’euro dès 2014 notamment grâce à l’entrée dans le capital de la Maif, la Macif ou encore de la Matmut avec lesquels elle noue très rapidement des partenariats dès 2016. En 2017, elle envisage d’élargir ses marchés à l’Allemagne et au Royaume-Uni. Pour donner suite aux gains du prix Insurtech de l’Argus de l’Assurance en 2016 et aux prix de l’Innovation digitale de l’IT Night en 2017, elle parvient à intégrer l’accélérateur Insurtech Startupbootcamp à Londres.

En 2017, la startup lance une deuxième levée de fond et récolte 8 millions d’euros, afin d’intensifier sa présence sur le territoire français.

En 2018, elle est implantée à Paris, Nantes et Hambourg.

En juin 2019, la startup CBIEN est déclarée en liquidation judiciaire

DEADIA

Déadia est une startup créée en 2009 en région parisienne. Elle propose une optimisation de la relation client par le développement d’un assistant virtuel intelligent, personnalisé aux besoins de chaque entreprise. Dans ce sens, elle propose un service 24h/24, 7j/7 pour répondre aux questions des clients de l’entreprise. Elle offre également une solution afin d’identifier les besoins des clients, cibler de nouveaux prospects et accompagner l’entreprise jusqu’à la phase de contractualisation avec de nouveaux clients.

Cet assistant virtuel a également vocation à être utilisé au sein des entreprises, c’est-à-dire en interne (dans la gestion des plannings par exemple), afin de toujours réduire le nombre de tâches manuelles à faible valeur ajoutée.

Déadia est accompagnée par Bpi France et a réussi à convaincre des entreprises telles que Econocom, Comdata ou encore SCC.

En décembre 2018, la startup se retrouve une première fois en situation de défaillance, avec un redressement judiciaire.

En mai 2019, Déadia est déclarée en liquidation judiciaire.

MENSIA TECHNOLOGIES

La société Mensia Technologie a été créée en 2012 à Chantepie (35). Issue de l’INRIA (Institut National de Recherche en Informatique et Automatique), elle est spécialisée dans le développement de dispositifs médicaux et non-invasifs pour le soin du cerveau.

Son objectif ? Faire appel à l’informatique et au traitement du signal pour soigner des troubles neurologiques chroniques, sans médicaments.

Après 6 ans de recherches et 10 millions d’euros d’investissement, Mensia Technogies a mis au point une thérapie digitale unique au monde pour le traitement des troubles de l’attention et de l’hyperactivité chez l’enfant. La technique repose sur le principe du Neurofeedback, exclusivement basée sur la rééducation et l’entraînement du cerveau.

Ce traitement médical révolutionnaire est homologué par l’Europe.

En juillet 2018, Mensia Technologie annonce une levée de fonds de 1,3 millions d’euros pour développer sa thérapie digitale aux Etats-Unis et lancer des études sur un nouveau dispositif médical, destiné à lutter contre le mal de dos.

Fin mai 2019, Mensia Technologies est déclarée en redressement judiciaire.

MY MOVIEUP

Cette startup bretonne, créée en 2014 répond à un nouveau besoin exprimé par les entreprises. Comment intensifier leur image de marque et assurer un marketing efficace en termes de rapports gain/coût ? La société My Movieup propose une solution de montage vidéo en ligne automatisée.

L’objectif visé par cette startup est donc de démocratiser la vidéo et plus précisément les vidéos professionnelles. Dans un monde où les nouvelles technologies sont de plus en plus présentes, la vidéo semble en effet être un des meilleurs moyens pour attirer l’attention.

La singularité de cette société ? Simplicité et Qualité, c’est-à-dire assurer une vidéo de qualité à l’utilisateur en moins de 15 minutes. Pas besoin de matériel spécifique pour la prise ou pour la mise en forme de la vidéo, un Iphone suffit quant à la qualité d’image et une application est disponible sur iOS et Android pour le montage.

Spécialisée plus particulièrement dans les secteurs de l’immobilier et des ressources humaines, My Movieup propose notamment la création de visite virtuelle à 360° ou encore la création de vidéos pour accompagner, fédérer, informer ou même former en interne.

En 2017, cette société obtient le soutien de Bpi France et a déjà signé avec Dailymotion, M6 Publicité, Kantar Media, Mediametrie…

En juin 2019, My Movieup est déclarée en liquidation judiciaire.

OOCAR

Oocar est une startup parisienne créée en 2015. Elle tente de surveiller la santé des voitures des clients, d’améliorer l’expérience de conduite et surtout d’optimiser les dépenses automobiles (usure des pneus, révisions…)

Le service ? Pour un peu moins de 50 euros, Oocar vous propose d’acquérir un petit boitier à brancher sur la prise diagnostic de votre voiture (OBD2), afin de relever des données telles que le régime moteur, la vitesse, la consommation, le trajet parcouru grâce à la géolocalisation… Le but des données collectées par ce boitier est d’aider le conducteur à adopter une conduite plus souple et donc plus écologique. En effet, toutes ces données sont déversées et analysées au sein d’une application mobile disponible ensuite par le conducteur.

Ce produit a séduit non seulement les utilisateurs mais aussi les assureurs, qui voient dans ce service un moyen d’ajuster davantage leurs cotisations. Les entreprises de location de véhicules et les entreprises ayant recourus à des véhicules utilitaires s’avèrent également être de potentiels clients.

En 2017, Autodis group (Autodistribution) rentre au capital d’Oocar dans le but d’accroître le nombre de voitures connectées. Autodis group souhaite à terme créer un écosystème de partenaire afin de connecter plus de 2 millions de véhicules en Europe.

En avril 2019, Oocar est placée en liquidation judiciaire.

PRESTATRANS

Cette startup de Saint-Laurent-Nouan, entre Blois et Orléans (45), a été créée en 2016.  Prestatrans assure le transport de marchandises au sein de l’Europe, grâce à la mise en relation d’entreprises exportatrices de marchandises et de transporteurs. Les transporteurs sont référencés et sélectionnés par la startup, ce qui a pour but d’assurer un gage de qualité auprès des exportateurs. Cette dernière certifie assurer des prix compétitifs et un service de réservation 24h/24, 7j/7 grâce au calcul de prix instantanée disponible sur leur site internet.

Ainsi Prestatrans propose non seulement aux entreprises un moyen de sécuriser leurs transports de marchandises mais également aux transporteurs d’augmenter significativement leur chiffre d’affaires.

Elle est néanmoins déclarée en redressement judiciaire en avril 2019.

SMART’N’GO

La mondialisation a accru de façon significative les échanges maritimes et les bateaux sont donc de plus en plus nombreux à naviguer. Ainsi est née en 2017, la startup marseillaise Smart’n’go. L’objectif est d’allier les nouvelles technologies au transport de marchandises par voies maritimes. Si le premier enjeu est économique, la startup Smart’n’go a très rapidement compris que désormais les questions environnementales et sociales sont également au cœur de toutes les préoccupations.

En effet, 5 % des émissions mondiales de CO2 sont dues au transport maritime et 20 % du chiffre d’affaire généré par les navires est dépensé en carburant. Ainsi la startup Smart’n’go permet aux navires d’économiser du carburant et donc de réduire les émissions de gaz et carburants polluants grâce à une optimisation des trajets.

La solution vise dans un premier temps, les navires transporteurs de marchandises (porte-conteneurs, vraquiers, pétroliers…) mais a vocation à s’étendre aux bateaux de croisières.

Une des 4 solutions proposées par la startup Smart’n’go permet même d’optimiser les coûts (temps et consommation entre différents ports, prix des marchandises qui varient suivant les ports…). Cette solution SAAS facilite le travail de l’équipage, et plus particulièrement du pôle commercial de l’entreprise, qui a directement accès aux différentes routes maritimes (temps d’arrivée selon différentes vitesses pour chacun des ports sélectionnés).

Malgré des ambitions clairement exprimées, Smart’n’go est déclarée en liquidation judiciaire simplifiée en avril 2019.

TROOPERS WEB REPUBLICCette startup d’origine nantaise s’inscrit dès 2012 dans l’ère du numérique. Très rapidement, elle comprend que les entreprises vont devoir massivement investir dans de nouveaux moyens de communications avec leurs clients. Les informations doivent être accessibles 24h/24, 7j/7.

Troopers Web Republic se spécialise donc dans l’accompagnement des entreprises dans leur transformation digitale et plus particulièrement dans le développement de projet web sur-mesure.

Cette entreprise de plus de 10 salariés compte de nombreux clients donc Amnesty International, Quo Vadis, Nantes Métropole, Harmonie Mutuelle…

La singularité de cette startup ? Vouloir parfaitement définir le besoin avec le client avant d’entamer sa transformation digitale. En complément de cette activité de développement web, la qualité d’organisme de formation permet à Troopers Web Republic d’offrir un service complet, quant à l’accompagnement des entreprises.

De plus, afin de s’inscrire dans la démarche éthique très valorisée, cette startup valorise et s’implique dans le développement de solutions Open Source.

53 projets ont été réalisés depuis 2012. Malgré cela, Troopers web Republic est placée en redressement judiciaire en avril 2019.

 

WYKER

Créée en 2016 à Paris, Wyker est une startup qui fournit du conseil concernant les événements musicaux. Wyker a, en effet, développé une application mobile disponible sur iOS et Android, afin d’identifier les événements musicaux pouvant plaire à chaque utilisateur, en fonction des goûts musicaux, de la géolocalisation de l’évènement et du lieu de résidence de l’utilisateur. Cette application gratuite a également noué un partenariat avec Digitick, afin d’offrir la possibilité à l’utilisateur d’acheter des billets directement sur l’application.

Cette application cherche donc non seulement à apporter l’information utile à l’utilisateur mais également à créer des liens entre les utilisateurs ayant les mêmes goûts musicaux. Ainsi, cette application a également pour but de mettre en relation des personnes pouvant se retrouver pour se rendre un concert et ainsi ne pas s’y rendre seul.

En mai 2019, cette startup est déclarée en liquidation judiciaire simplifiée.

Offre d’emploi : Développeur Web Full Stack

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Exægis développe une offre novatrice de garantie des prestataires de services, à destination des grands comptes et des sociétés de financement, bailleurs et loueurs. Afin d’accompagner le développement de notre Système d’Information, nous recherchons un développeur en informatique, avec une orientation technologies web.

Poste et missions :

  • Recueil et analyse des besoins
  • Développement de l’applicatif métier
  • Intégration des flux d’échange de données avec les partenaires
  • Rédaction des documentations liées à l’activité
  • Intégration et déploiement des applications sur les différents environnements (recette, production)

Profil :

De formation Informatique, Bac +3 à +5, vous êtes débutant ou possédez une première expérience réussie acquise à ce type de poste.
Rigoureux et autonome, le candidat évoluera au sein d’une petite équipe pluridisciplinaire. Il sera directement rattaché au Responsable Informatique.

Compétences clés :

  • Langages : écosystèmes Php (Laravel), Javascript (Webpack, AngularJS), Java (Spring Boot)
  • Bases de données : Postgresql, MySql, ElasticSearch
  • OS : Linux, Windows
  • Organisation : gestion de projets de type Agile, concepts DevOps
  • Logiciels : Netbeans, Gitlab, Docker
  • Langue : Anglais
  • Les plus : connaissances en technologies Cloud, NoSql, Big Data

Rémunération :

A négocier, selon expérience.

Pour candidater, veuillez nous adresser votre CV et lettre de motivation à l’adresse recrutement@exaegis.com

Les 7 questions à poser avant de s’engager avec un prestataire SaaS

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Sur le marché du SaaS et du Cloud, il existe de fortes disparités dans le service délivré par les différents fournisseurs. Multinationales, startups, éditeurs historiques « saasifiant » leur offres, ESN locales… à chacun sa spécificité ! Mais quel que soit le prestataire, les contraintes pour l’usager restent les mêmes, comme les moyens de sélection.

CHECKLIST

Voici l’inventaire des questions à poser pour réussir votre virage vers ce nouveau mode de consommation de l’IT.

1- Avez-vous un plan de reprise et à quelle fréquence est-il testé ?

La reprise sur sinistre et la continuité de votre exploitation se trouvent maintenant externalisées pour partie chez votre fournisseur SaaS et dépendent de sa capacité de reprise et de continuité. La présence d’un plan de reprise couvrant les incidents climatiques, les pandémies ou les pannes majeures est un point de contrôle incontournable si le logiciel entre dans votre chaîne d’exploitation (ERP par exemple). Demandez les derniers résultats des tests de PRA !

2- Quels sont les moyens d’intégration mis à ma disposition ?

Vous allez démarrer votre expérimentation d’une application SaaS et souhaitez l’intégrer à votre système d’information. Les moyens d’interfacer votre SI avec ce nouvel outil doivent être identifiés. Idéalement, un démonstrateur technique peut venir appuyer la démonstration de la bonne intégration de ce nouvel outil dans votre SI. La présence d’une API de la solution SaaS intégrable avec votre SI est un point de contrôle important, tout comme le coût afférent au probable développement des interfaces que vous allez devoir intégrer dans le coût total de l’opération.

3- Comment mesurez-vous vos engagements de service ?

Tout comme la reprise d’activité, la continuité d’activité face à un incident technique est une composante primordiale. Vous utilisiez un outil développé et supporté en interne par des équipes internalisées, les délais de prises en compte et de résolution des incidents étaient fonction de la maturité de votre organisation en gestion des services IT. Dans tous les cas, il était toujours possible d’escalader rapidement jusqu’au plus niveau de l’organisation pour que les incidents soient traités dans les temps. Dans l’environnement SaaS, l’escalade passe par des filtres que sont les engagements de service. Il va donc falloir accorder avec le prestataire ces engagements en fonction de vos contraintes métiers. Attention donc que les engagements soient adaptés à votre business, que les engagements ne soient pas purement des engagements de moyens pour une activité sensible de votre entreprise. Demandez ensuite à obtenir les relevés de l’atteinte des SLA sur une année glissante, et le mode de calcul de ces SLA. Il peut être utile de demander à mettre en place une matrice de contacts. Cette dernière doit intégrer la direction du fournisseur permettant à chaque niveau d’escalade, tant sur le plan technique que managériale, d’avoir les interlocuteurs pertinents.

4- Quelle est votre santé financière ?

C’est un peu la tarte à la crème dans une relation fournisseur, mais l’analyse du bilan financier est la première mesure de l’évaluation fournisseur. N’oubliez pas que la défaillance de votre fournisseur SaaS est un risque à prendre en compte dans votre plan de reprise mais également dans votre plan de prévention des risques. Cependant, il y a un piège : le business model d’une entreprise SaaS est complétement différent d’un éditeur de logiciels en mode licence. Aussi, l’analyse financière doit intégrer l’analyse du haut de bilan mais également du bas de bilan (revenus récurrents plutôt que revenu one-shot à l’achat, présence de produit constaté d’avance, recours au financement locatif). Cette particularité brouille les pistes de l’analyse financière traditionnelle.

Pour en savoir plus, cliquez-ici.

5- Quel est le processus de réversibilité ?

Le SaaS et le cloud véhiculent des valeurs collaboratives. Pourtant peu d’éditeurs mettent en avant leurs services propres à la réversibilité, c’est-à-dire la restitution de vos données en cas de décision de changement de prestataire. À la question « quel est le processus de réversibilité ? « , la réponse la plus fréquente que nous constatons est le fait que l’utilisateur a la possibilité d’exporter lui-même les données. La belle affaire quand on est face à un ERP et que l’on doit procéder à l’export des enregistrements de la base de données client par client par exemple. Imaginez le temps nécessaire à l’opération ! Demandez plutôt quel processus automatique est prévu par le prestataire et les formats des données d’export. Vérifiez que ce format soit suffisamment standard pour imaginer un import vers une autre solution du marché. De votre côté la réversibilité doit également anticiper l’intégration vers une nouvelle solution !

6 – Qui hébergera mes données et quel est le niveau de sécurité ?

Grand débat qui agite les média IT : »Le cloud est-il « Secure » ? « . Et bien ça dépend ! Et les garanties en la matière ne pourront être obtenues que si le prestataire ou son hébergeur affiche des distinctions de type ISO27001, qui assurent que des contrôles sont mis en place sur les personnes, les processus et les données de manière à identifier les failles de sécurité et les corriger. Pour les autres, il n’est pas certain que vos données soient plus en sécurité chez votre prestataire qu’au fond de votre garage et les disparités entre les éditeurs sont importantes. Qui plus est votre prestataire pourra faire appel à un hébergeur avec lequel vous n’aurez aucune relation et qui pourtant hébergera vos données. Demandez quel est l’hébergeur de votre prestataire et s’il dispose de certifications de sécurité.

 7 – Quelle montée en charge pouvez-vous supporter ?

Le Cloud est extensible et agile… donc, si vous prévoyez de « commencer petit » avec un éditeur puis d’étendre le service à d’autres zones géographiques, il est nécessaire de dialoguer avec le prestataire pour savoir s’il sera en mesure de tenir la montée en charge sans régression du service. Par exemple, certains prestataires ne mettent pas en place de hotline internationale disponible quel que soit l’heure du jour ou de la nuit. Pourtant, vous prévoyez de déployer internationalement votre produit. Vos utilisateurs de l’hémisphère opposé pourront-ils attendre 12H que le service redémarre parce que le prestataire ne déploie pas de moyens de continuité 24/24 ?

Pour davantage d’informations, téléchargez gratuitement notre guide sur l’achat des solutions IT SaaS.

 

Les 7 questions à poser avant de s’engager avec un prestataire SaaS

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Sur le marché du SaaS et du Cloud, il existe de fortes disparités dans le service délivré par les différents fournisseurs. Multinationales, startups, éditeurs historiques « saasifiant » leur offres, ESN locales… à chacun sa spécificité ! Mais quel que soit le prestataire, les contraintes pour l’usager restent les mêmes, comme les moyens de sélection. Inventaire des questions à poser pour réussir votre virage vers ce nouveau mode de consommation de l’IT.

 

1- Avez-vous un plan de reprise et à quelle fréquence est-il testé ?

La reprise sur sinistre et la continuité de votre exploitation se trouvent maintenant externalisées pour partie chez votre fournisseur Saas et dépendent de sa capacité de reprise et de continuité. La présence d’un plan de reprise couvrant les incidents climatiques, les pandémies ou les pannes majeures est un point de contrôle incontournable si le logiciel entre dans votre chaîne d’exploitation (ERP par exemple). Demandez les derniers résultats des tests de PRA !

Guide exaegis : Comment choisir son prestataire ?

2- Quels sont les moyens d’intégration mis à ma disposition ?

Vous allez démarrer votre expérimentation d’une application Saas et souhaitez l’intégrer à votre système d’information. Les moyens d’interfacer votre SI avec ce nouvel outil doivent être identifiés. Idéalement, un démonstrateur technique peut venir appuyer la démonstration de la bonne intégration de ce nouvel outil dans votre SI. La présence d’une API de la solution Saas intégrable avec votre SI est un point de contrôle important, tout comme le coût afférent au probable développement des interfaces que vous allez devoir intégrer dans le coût total de l’opération.

3- Comment mesurez-vous vos engagements de service ?

Tout comme la reprise d’activité, la continuité d’activité face à un incident technique est une composante primordiale. Vous utilisiez un outil développé et supporté en interne par des équipes internalisées, les délais de prises en compte et de résolution des incidents étaient fonction de la maturité de votre organisation en gestion des services IT. Dans tous les cas, il était toujours possible d’escalader rapidement jusqu’au plus niveau de l’organisation pour que les incidents soient traités dans les temps.  Dans l’environnement Saas, l’escalade passe par des filtres que sont les engagements de service. Il va donc falloir accorder avec le prestataire ces engagements en fonction de vos contraintes métiers. Attention donc que les engagements soient adaptés à votre business, que les engagements ne soient pas purement des engagements de moyens pour une activité sensible de votre entreprise. Demandez ensuite à obtenir les relevés de l’atteinte des SLA sur une année glissante, et le mode de calcul de ces SLA. Il peut être utile de demander à mettre en place une matrice de contacts. Cette dernière doit intégrer la direction du fournisseur permettant à chaque niveau d’escalade, tant sur le plan technique que managériale, d’avoir les interlocuteurs pertinents.

4- Quelle est votre santé financière ?

C’est un peu la tarte à la crème dans une relation fournisseur, mais l’analyse du bilan financier est la première mesure de l’évaluation fournisseur. N’oubliez pas que la défaillance de votre fournisseur Saas est un risque à prendre en compte dans votre plan de reprise mais également dans votre plan de prévention des risques. Cependant, il y a un piège : le business model d’une entreprise Saas est complétement différent d’un éditeur de logiciels en mode licence. Aussi, l’analyse financière doit intégrer l’analyse du haut de bilan mais également du bas de bilan (revenus récurrents plutôt que revenu one-shot à l’achat, présence de produit constaté d’avance, recours au financement locatif). Cette particularité brouille les pistes de l’analyse financière traditionnelle. (Pour en savoir plus :  http://blog.exaegis.com/evaluer-la-sante-financiere-dune-entreprise-saas/ ).

5- Quel est le processus de réversibilité ?

Le Saas et le cloud véhiculent des valeurs collaboratives. Pourtant peu d’éditeurs mettent en avant leurs services propres à la réversibilité, c’est-à-dire la restitution de vos données en cas de décision de changement de prestataire. À la question « quel est le processus de réversibilité ? », la réponse la plus fréquente que nous constatons est le fait que l’utilisateur a la possibilité d’exporter lui-même les données. La belle affaire quand on est face à un ERP et que l’on doit procéder à l’export des enregistrements de la base de données client par client par exemple. Imaginez le temps nécessaire à l’opération ! Demandez plutôt quel processus automatique est prévu par le prestataire et les formats des données d’export. Vérifiez que ce format soit suffisant standard pour imaginer un import vers une autre solution du marché. De votre côté la réversibilité doit également anticiper l’intégration vers une nouvelle solution !

6 – Qui hébergera mes données et quel est le niveau de sécurité ?

Grand débat qui agite les média IT : « Le cloud est-il « Secure » ? ». Et bien ça dépend ! Et les garanties en la matière ne pourront être obtenues que si le prestataire ou son hébergeur affiche des distinctions de type ISO27001, qui assurent que des contrôles sont mis en place sur les personnes, les processus et les données de manière à identifier les failles de sécurité et les corriger. Pour les autres, il n’est pas certain que vos données soient plus en sécurité chez votre prestataire qu’au fond de votre garage et les disparités entre les éditeurs sont importantes. Qui plus est votre prestataire pourra faire appel à un hébergeur avec lequel vous n’aurez aucune relation et qui pourtant hébergera vos données. Demandez quel est l’hébergeur de votre prestataire et s’il dispose de certifications de sécurité.

 7 – Quelle montée en charge pouvez-vous supporter ?

Le Cloud est extensible et agile… donc, si vous prévoyez de « commencer petit » avec un éditeur puis d’étendre le service à d’autres zones géographiques, il est nécessaire de dialoguer avec le prestataire pour savoir s’il sera en mesure de tenir la montée en charge sans régression du service. Par exemple, certains prestataires ne mettent pas en place de hotline internationale disponible quel que soit l’heure du jour ou de la nuit. Pourtant, vous prévoyez de déployer internationalement votre produit. Vos utilisateurs de l’hémisphère opposé pourront-ils attendre 12H que le service redémarre parce que le prestataire ne déploie pas de moyens de continuité 24/24 ?

 

Choisir son prestataire SaaS : se faire accompagner d’un professionnel

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« Pour ne pas être dépendant de son prestataire « as a service », il n’y pas 36 solutions. Seule l’intervention d’un tiers de confiance permet à l’entreprise d’accepter sereinement le risque de défaillance inhérent au secteur. »

Le développement colossal du marché des services informatiques en mode Cloud a engendré un nouveau risque pour les entreprises clientes : celui de voir disparaître leur prestataire « as a service », et avec lui la continuité opérationnelle du service. Comment être sûr de bien choisir son fournisseur ? Comment rester serein face aux aléas financiers et opérationnels qui le menacent ? L’intervention d’un tiers de confiance est-elle la solution ? Le point avec Jérome Jouve, expert en continuité d’exploitation chez exaegis.

À quoi une entreprise s’engage-t-elle en signant un contrat de prestations « as a service » ?

Jérome Jouve : « En décidant d’externaliser sur le Cloud certains de leurs services informatiques ou de communication, les entreprises choisissent de confier à un prestataire une partie de leur système informatique en échange desdits services. Ces prestations, qui sont généralement pluriannuelles, incluent l’hébergement, les applications et l’ensemble des ressources nécessaires à une bonne exploitation des données. Souvent, le prestataire fait lui-même appel à des sous-traitants. Un éditeur pourra ainsi déléguer l’hébergement et les services managés de la plate-forme pour se concentrer sur le développement, la maintenance, le support et la commercialisation de sa solution. Les intervenants se partageant la responsabilité des plans de secours et de sécurité en cas de dysfonctionnement. »

Crash Test exaegis

Cela comporte-t-il des risques ?

J.J. : « Oui, bien sûr. Les clients s’exposent d’abord à un risque de dysfonctionnement venant du prestataire : panne, crash informatique… Il faut donc s’assurer que le fournisseur choisi a bien prévu un solide Plan de Reprise d’Activité (PRA), car le PRA de l’entreprise ne pourra pas s’appliquer dans le cadre des activités du Cloud. Il est aussi fortement recommandé qu’ils procèdent à une sauvegarde régulière de leurs données, le mieux étant d’installer une synchronisation permanente. »

Si le prestataire disparaît, ces précautions suffisent-elles à maintenir les services externalisés  ?

J.J. : « Malheureusement, non. Si la situation dégénère, que le prestataire disparaît, son PRA devient caduc. Quant à la sauvegarde des données, elle ne permet pas d’en assurer l’exploitation. La continuité du service ne peut donc plus être assurée, d’autant plus qu’un tel cataclysme arrive en général assez brutalement. Pour ne pas en arriver là, il faudrait que l’entreprise cliente soit en mesure de pouvoir maintenir elle-même la propriété intellectuelle des logiciels, d’accéder aux sous-traitants, en particulier l’hébergement, d’identifier les prestataires qui pourront reprendre le service et de rassembler toutes les données du prestataire pour pouvoir les exploiter. Mais quel est le prestataire qui accepterait d’avoir ce genre de relation avec son client ? Et vice versa ? »

L’intervention d’un tiers de confiance est-elle la solution ?

J.J. : « Pour construire une vraie relation de confiance entre client et fournisseur, certaines choses doivent rester confidentielles et anonymes. Seul un tiers de confiance peut agir comme un sas étanche entre toutes les parties, dont l’ouverture est dictée par des déclencheurs précis et acceptés par tous en amont. Avant même la finalisation du contrat, le tiers de confiance vérifie la pérennité financière du prestataire et sa capacité à délivrer le service promis, identifie les maillons faibles de sa chaîne de production du service, met en place un suivi et évalue les solutions possibles de remplacement en cas de défaillance. Si cela arrivait, ce tiers sera capable de porter les éléments propres au service : propriété intellectuelle, ressources clés, solutions de repli, copies des données et des systèmes… et de déclencher au bon moment une solution de transition en urgence avec des prestataires de secours. »